WSP fera l’acquisition de la société américaine Louis Berger

Une division de Louis Berger avait participé à la rénovation des câbles et des ancrages du pont-tunnel de Chesapeake Bay, au Maryland.
Photo: Jim Watson Agence France-Presse Une division de Louis Berger avait participé à la rénovation des câbles et des ancrages du pont-tunnel de Chesapeake Bay, au Maryland.

Groupe WSP Global a indiqué qu’il fera l’acquisition de Louis Berger, une société internationale de services professionnels établie aux États-Unis, pour 400 millions $US, financés à l’aide d’un prêt à terme garanti.

La multinationale montréalaise d’environ 43 000 employés — anciennement connue sous le nom de Genivar — ajoutera par cette acquisition 5000 personnes à son effectif, a-t-on indiqué lundi.

L’entreprise a précisé que cette acquisition renforcera principalement sa portée aux États-Unis, tout en élargissant sa présence en Europe continentale — surtout en Espagne et en France —, au Moyen-Orient et en Amérique latine.

WSP a dit s’attendre à ce qu’elle génère des revenus nets annuels d’environ 480 millions $US et un bénéfice d’exploitation normalisé de 45 millions $US.

L’acquisition doit accentuer les activités américaines de WSP dans les secteurs du transport et de l’infrastructure, ainsi que de l’environnement et de l’eau, tout en renforçant sa présence sur le marché fédéral américain. Selon l’entreprise, des synergies de coûts récurrentes d’environ 15 millions devraient être réalisées dans l’année suivant la clôture de la transaction, prévue au quatrième trimestre de 2018. WSP a dit s’attendre à engager environ 50 millions en coûts uniques d’intégration et de restructuration.

Parallèlement à sa croissance interne, WSP a réalisé 10 acquisitions en 2017 pour continuer à grandir, dont celle de la firme Opus International Consultants, pour 262,5 millions, ce qui lui a permis d’ajouter 3000 employés, dont 1800 en Nouvelle-Zélande. Aucune de ces transactions ne se compare toutefois à l’achat de Parsons Brinckerhoff pour 1,24 milliard $US annoncé en septembre 2014.

En mai dernier, WSP indiquait amorcer la dernière année de son plan stratégique de trois ans avec des résultats en hausse et estime avoir les moyens de réaliser une acquisition transformationnelle si l’occasion se présente. D’ici la fin de l’exercice, la firme d’ingénierie s’attendait alors, notamment, à accroître ses revenus de 600 millions afin qu’ils atteignent 6 milliards, alors que la marge de son bénéfice d’exploitation ajusté devrait être de 11 %.

La multinationale pensait toutefois ne pas pouvoir atteindre la barre des 45 000 salariés, comme il était visé.

« S’il y a une occasion de faire une acquisition transformationnelle, on a le bilan pour le faire, disait le président et chef de la direction, Alexandre L’Heureux, Nous avons l’appétit et la structure pour en réaliser une. C’est toutefois difficile de dire si c’est cette année, l’an prochain ou dans deux ans. »

Avec Le Devoir