Un ciel radieux pour l’A220?

Airbus croit pouvoir con­quérir la moitié du marché des appareils de 100 à 150 places. Cela pourrait représenter 3000 nouvelles unités.
Photo: Frederic Scheiber Associated Press Airbus croit pouvoir con­quérir la moitié du marché des appareils de 100 à 150 places. Cela pourrait représenter 3000 nouvelles unités.

Encouragé par deux récents engagements d’envergure à l’endroit des avions issus de la CSeries de Bombardier, Airbus croit que la demande pour l’A220 finira par être suffisante pour accélérer la production à plus de cent appareils par année.

Le chef de la direction financière du géant européen, Harald Wilhelm, a évo qué ce potentiel jeudi, au cours d’une conférence téléphonique visant à discuter de la performance au premier semestre, sans toutefois fournir d’échéancier.

Le directeur du programme de l’A220,Philippe Balducchi, a déjà indiqué que l’avionneur désirait, pour l’année en cours, doubler les 17 livraisons effectuées en 2017. « Les commentaires des clients sur la performance de l’avion nous ont convaincus, a expliqué le président et chef de la direction d’Airbus, Tom Enders. Alors oui, nous allons accélérer la production. »

Grâce à sa nouvelle acquisition, Airbus croit être en mesure de conquérir au moins la moitié du marché des appareils de 100 à 150 places au cours des prochaines années. Cela pourrait représenter environ 3000 nouvelles unités.

Airbus a par ailleurs fait savoir que la prise de contrôle de la CSeries devrait avoir une incidence négative de 200 millions d’euros sur son bénéfice d’exploitation ajusté pour l’exercice, qui a été révisé à environ 5 milliards d’euros. En vertu des modalités de l’entente, Bombardier contribuera jusqu’à hauteur de 225 millions $US au financement du programme cette année. Par la suite, l'avionneur québécois s'est engagé à injecter jusqu'à 700 millions pour combler d'éventuels déficits. Ainsi, d'ici la fin de 2021, sa contribution totale pourrait atteindre 925 millions.