Londres: Bombardier et un partenaire se tournent vers les tribunaux

Le contrat prévoit la livraison de 94 rames de métro de nouvelle génération destinées à la ligne Piccadilly, à Londres.
Photo: Getty Images Le contrat prévoit la livraison de 94 rames de métro de nouvelle génération destinées à la ligne Piccadilly, à Londres.

Un consortium formé de Bombardier Transport et de Hitachi a décidé de se tourner vers les tribunaux britanniques après avoir perdu un lucratif contrat évalué à près de 2,63 milliards aux mains de l’allemande Siemens.

Le constructeur québécois a confirmé, lundi par courriel, qu’une requête avait été déposée afin de contester la décision prise par l’exploitant du réseau de métro de Londres il y a un peu plus d’un mois.

« Nous ne sommes pas en mesure de commenter davantage cette situation, puisqu’elle se trouve maintenant devant les tribunaux », est-il indiqué.

Le consortium formé de Bombardier et Hitachi avait obtenu le droit de soumissionner pour ce contrat aux côtés de Siemens et du géant français Alstom. D’après les médias britanniques, l’agence responsable de l’octroi du contrat a exprimé sa déception de voir le consortium formé par Bombardier et Hitachi prendre une telle décision.

Le mandat confié à Siemens prévoit la livraison de 94 rames de métro de nouvelle génération à compter de 2023 destinées à la ligne Piccadilly, utilisée quotidiennement par près de 700 000 usagers dans la capitale britannique.

Des options pour trois autres lignes du métro figurent également dans le contrat. Par ailleurs, un contrat distinct devrait être octroyé aux alentours de 2025 entourant le remplacement du système de signalisation.

Construction d’une nouvelle usine

Afin de réaliser le travail, Siemens a l’intention de construire une nouvelle usine au Royaume-Uni, qui devrait compter environ 700 salariés.

La construction du site devrait entraîner la création de 250 emplois temporaires. Bombardier et Hitachi prévoyaient réaliser le contrat à même leurs installations en sol britannique.

À la suite de la sélection de Siemens, le député britannique Phil Wilson s’était notamment demandé pourquoi un contrat d’une telle ampleur avait été octroyé à une entreprise qui n’a pas encore construit d’usine au Royaume-Uni, alors que Bombardier et Hitachi comptent environ 3000 travailleurs dans le pays.

Sur le parquet de la Bourse de Toronto, l’action de catégorie B de Bombardier a clôturé à 4,78 $, en baisse de 7 ¢.