Trudeau réitère l’importance d’un ALENA tripartite

Selon M. Trudeau, l’ALENA reste la meilleure option pour assurer la prospérité des travailleurs nord-américains.
Photo: Justin Tang La Presse canadienne Selon M. Trudeau, l’ALENA reste la meilleure option pour assurer la prospérité des travailleurs nord-américains.

Malgré les rumeurs fraîches d’un accord commercial bilatéral entre les États-Unis et le Mexique, le premier ministre Justin Trudeau est convaincu qu’un accord de libre-échange nord-américain (ALENA) complet est préférable pour les trois pays.

Selon M. Trudeau, l’ALENA reste la meilleure option pour assurer la prospérité des travailleurs nord-américains. « C’est pourquoi nous nous engageons à renégocier, à améliorer et à mettre à jour l’ALENA », a indiqué vendredi M. Trudeau aux journalistes à Markham en Ontario.

Cependant, le président américain, Donald Trump, et son secrétaire à l’Agriculture, Sonny Purdue, ont tous deux affirmé, plus tôt cette semaine, qu’une entente avec le Mexique pourrait être conclue en premier et exclure le Canada.

Lors d’un entretien à la radio, le secrétaire à l’Économie du Mexique, Ildefonso Guajardo, a indiqué cette semaine qu’il serait à Washington jeudi prochain pour reprendre les négociations de l’ALENA avec des responsables.

Sans donner de détails, M. Trudeau a déclaré vendredi : « Nous poursuivons les discussions avec les États-Unis et le Mexique. »

La ministre des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, ne prévoit pas de se rendre à Washington la semaine prochaine pour des négociations sur l’ALENA, ont indiqué des fonctionnaires sous couvert de l’anonymat, en raison du caractère délicat de la situation. Le bureau de Mme Freeland affirme que la ministre et ses homologues aux Finances et au Commerce international, Bill Morneau et Jim Carr, visiteront Mexico mercredi pour rencontrer le président désigné Andrés Manuel López Obrador et son équipe.