L’industrie aéronautique québécoise plus active

Héroux-Devtek a été retenue par Boeing pour la fabrication du train d’atterrissage principal des avions de chasse Super Hornet F18 et du EA-18G Growler (photo).
Photo: Andrew Caballero-Reynolds Agence France-Presse Héroux-Devtek a été retenue par Boeing pour la fabrication du train d’atterrissage principal des avions de chasse Super Hornet F18 et du EA-18G Growler (photo).

Au deuxième jour du Salon international de l’aéronautique de Farnborough, au Royaume-Uni, mardi, l’industrie québécoise a été plus active, notamment grâce à Héroux-Devtek, qui a décroché un contrat militaire auprès de Boeing.

Présente au plus important rendez-vous du secteur cette année, l’entreprise de Longueuil a indiqué mardi avoir été retenue par le géant américain pour la fabrication du train d’atterrissage principal des avions de chasse Super Hornet F18 et du EA-18G Growler.

La valeur de l’entente n’a pas été précisée, mais Héroux-Devtek sera également responsable de la fabrication de pièces de rechange destinées aux nouveaux appareils ainsi qu’aux quelque 700 avions F18 de la flotte de l’armée américaine.

« Nous sommes ravis d’avoir été choisis », a indiqué le président et chef de la direction de la société québécoise, Gilles Labbé. « Ceci confirme nos liens de plus en plus étroits avec Boeing et représente une avancée importante pour nos activités du secteur de la défense. »

Les premières livraisons doivent débuter à compter du troisième trimestre de 2020.

Héroux-Devtek fait déjà affaire avec Boeing dans le cadre d’un important contrat pour la fabrication des trains d’atterrissage des avions de ligne 777 et 777X — en plus d’être responsable de la fabrication de pièces de rechange — ainsi que de ceux de l’hélicoptère militaire Chinook.

L’analyste Benoît Poirier, de Desjardins Marchés des capitaux, a souligné que cette nouvelle entente démontrait que Héroux-Devtek était capable d’élargir ses liens d’affaires avec le géant américain.

« L’annonce confirme également, selon nous, que Boeing demeure engagée à l’égard du Canada en dépit de la récente dispute commerciale entre l’entreprise et Bombardier [à propos de la CSeries] », a-t-il écrit dans une note.

Le gouvernement québécois en renfort

Plusieurs annonces ont été effectuées par la délégation québécoise présente à Farnborough.

La société française spécialisée dans les services techniques et industriels Groupe NSE et Drakkar, un fournisseur canadien de services d’impartition, vont créer plus de 100 emplois à Montréal sur trois ans dans le cadre de la mise sur pied d’une entreprise de services techniques et logistiques.

Le gouvernement Couillard prêtera 11,5 millions sans intérêt à Esterline CMC électronique, qui modernisera son usine montréalaise au coût de 24,4 millions, notamment afin de consolider 93 emplois.

Safran Systèmes d’atterrissage Canada, qui fait partie du groupe industriel français Safran, reçoit une aide de 2 millions de Québec afin de moderniser son usine de Mirabel. Ce projet est évalué à 11,8 millions.

Aéro Montréal et Aerospace Wales Forum, la grappe aérospatiale du pays de Galles, ont convenu d’un rapprochement afin de simplifier l’accès aux entreprises québécoises et galloises aux maîtres d’oeuvre et à leurs chaînes d’approvisionnement.

Le Consortium de recherche et d’innovation en aérospatiale au Québec, le Consortium en aérospatiale pour la recherche et l’innovation au Canada et le Hamburg’s Center of Applied Aeronautical Research ont signé une entente de coopération entourant la recherche collaborative.