Greyhound quitte l’Ouest

Des passagers de Greyhound récupèrent leurs bagages à leur arrivée à Vancouver.
Photo: Darryl Dyck La Presse canadienne Des passagers de Greyhound récupèrent leurs bagages à leur arrivée à Vancouver.

Greyhound Canada cessera de desservir l’Ouest canadien le 31 octobre. Déplorant une chute importante de son achalandage, l’entreprise d’autocars entend se concentrer sur l’Ontario et le Québec.

Greyhound multipliait la fermeture de routes non rentables au cours des dernières années et accumulait les déficits depuis 2004. Le couperet est donc tombé lundi. Tous ses trajets en Alberta, en Saskatchewan, au Manitoba et en Colombie-Britannique sont visés par cette décision.

L’Ontario et le Québec seront les seules provinces desservies par les autocars identifiés au lévrier. Les routes entre le Canada et les États-Unis sont également maintenues. On pense aux corridors suivants :

  • Toronto-Ottawa-Montréal-New York ;
  • Toronto-Niagara Falls-Buffalo- New York ;
  • Toronto-London-Windsor-Detroit ;
  • Toronto-Barrie, Toronto-Guelph/Kitchener/Cambridge;
  • ainsi que tous les services pour le sud de l’Ontario.

La décision de Greyhound Canada touche les services aux passagers et le transport de marchandises. Selon le vice-président principal Stuart Kendrick, 415 personnes perdront leur emploi. L’annulation du service aura un impact sur quelque deux millions de clients.

Itinéraires non viables

« Malgré nos efforts des dernières années, le nombre de passagers a diminué de près de 41 % à l’échelle du pays depuis 2010 en raison du contexte difficile qui prévaut dans l’industrie changeante du transport. Nous ne pouvons tout simplement plus nous permettre de conserver des itinéraires non viables », a expliqué le transporteur.

Il rappelle que des mesures de réduction des coûts ont été appliquées sans succès au cours des dernières années, notamment l’ajustement de la fréquence des autobus et d’autres mesures d’amélioration de l’efficacité, et qu’il a longtemps milité, en vain, pour un modèle de financement public.

Il évoque un contexte difficile systémique causé par une baisse de l’achalandage dans les communautés rurales, par la concurrence accrue provenant des services de transport de passagers subventionnés, par l’émergence des transporteurs aériens à très bas prix, par des contraintes réglementaires et par l’augmentation des déplacements en voiture.

Pour la majorité, les communautés concernées perdront leur seule option de transport, reconnaît Greyhound. Dans un texte de La Presse canadienne, il est rappelé que l’absence de transport adéquat dans les communautés nordiques a fait partie des enjeux récurrents aux audiences de l’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées.