Québec émet des obligations vertes pour le REM

Québec rappelle qu’il investira 1,28 des 6,3 milliards que requiert le REM.
Photo: Réseau express métropolitain Québec rappelle qu’il investira 1,28 des 6,3 milliards que requiert le REM.

Le gouvernement du Québec a procédé à sa troisième émission d’obligations vertes. La dernière tranche, de 500 millions, vient appuyer le financement du Réseau express métropolitain (REM).

Lancé en février 2017, le programme d’obligations vertes du gouvernement du Québec en est à sa troisième initiative. Le ministre des Finances a réalisé jeudi une émission de 500 millions, arrivant à échéance le 6 juillet 2025. « Tout comme les deux premières, réalisées en février 2017 et en février 2018, cette dernière émission a suscité un vif intérêt de la part des investisseurs. De plus, les investisseurs étrangers ont participé de façon importante aux trois émissions », précise-t-on dans le communiqué.

Québec rappelle qu’il investira 1,28 milliard des 6,3 milliards que requiert le REM. La participation de Québec se fait sous forme de capital-actions, financée entre autres par l’émission d’obligations vertes. « Le projet de REM cadre parfaitement dans notre programme d’obligations vertes. Il permettra d’accroître l’utilisation du transport collectif et de réduire l’utilisation de l’automobile, ce qui entraînera une diminution de près de 680 000 tonnes de GES sur 25 ans », a écrit le ministre Carlos Leitão.

500 millions
Le montant des obligations vertes émises jeudi

Les paramètres financiers de la nouvelle cuvée n’étaient pas disponibles jeudi. L’émission de février 2018, avec son échéance de mars 2023, avait été sursouscrite pour 1,8 milliard, contre 1,1 milliard pour celle de février 2017. Ces deux émissions s’inscrivaient en appui à l’achat des nouvelles voitures de métro Azur et de bus hybrides, et de programmes de rénovation des équipements et des infrastructures. Le taux de rendement offert à l’origine était de 2,48 %, non loin du taux de coupon de 2,45 % pour la première. L’émission de février 2017 était également plafonnée à 500 millions. Elle arrive à échéance en mars 2022 et offre un taux de rendement initial de 1,67 %, avec un taux de coupon de 1,65 %.

Le Québec devenait la deuxième province à se doter d’un tel programme après l’Ontario, qui s’est lancé dans l’aventure en 2014. Son programme s’appuie sur les lignes directrices recoupées sous les Green Bond Principles. Le CICERO (Center for International Climate Research) émet une opinion indépendante sur le cadre de référence et le processus de sélection du programme, précise le ministère des Finances.