Le ministre MacAulay laisse la porte entrouverte sur la gestion de l’offre

Le ministre de l’Agriculture Lawrence MacAulay en conférence de presse ce mercredi à Ottawa
Photo: Sean Kilpatrick La Presse canadienne Le ministre de l’Agriculture Lawrence MacAulay en conférence de presse ce mercredi à Ottawa

Le ministre de l’Agriculture, Lawrence MacAulay, laisse entrouverte la porte de la grange en ce qui a trait à la défense du système de gestion de l’offre du Canada face aux demandes commerciales du gouvernement Trump.

Le gouvernement américain a indiqué clairement qu’elle souhaitait l’abolition du système canadien visant à contrôler les prix et les stocks de produits laitiers, d’oeufs et de volaille — une possibilité écartée par M. MacAulay. Toutefois, lorsqu’il a été questionné mercredi pour savoir s’il y avait une quelconque ouverture à négocier sur la gestion de l’offre, le ministre canadien a été moins catégorique. M. MacAulay a souligné qu’il fallait « bien sûr savoir ce qu’il y a précisément sur la table et quelle est l’approche » dans n’importe quelle négociation commerciale. Il a ajouté qu’il ne commencerait pas à négocier l’Accord de libre-échange nord-américain (ALENA) en public devant les médias, disant que ce n’est pas le rôle qu’il doit jouer.

Pressé de dire quels changements réalistes le Canada serait prêt à envisager, le ministre a simplement répété que le gouvernement défendrait la gestion de l’offre. « Nous l’avons indiqué clairement. Nous sommes tout à fait unis. »

M. MacAulay a aussi éclipsé les questions sur les récents commentaires du premier ministre Justin Trudeau dans une entrevue à la télévision aux États-Unis selon lesquels le Canada a de la « flexibilité » concernant les produits laitiers. « Je ne suis pas à la table, mais il faut être prudent. La vérité est qu’il y a des négociations en cours. Il y a beaucoup de choses sur la table », a-t-il souligné. « Ce que nous voulons faire, ce que nous avons indiqué très clairement et que le premier ministre a indiqué très clairement, [c’est que] la seule entente sur l’ALENA que nous signerons en est une qui sera bonne pour le Canada », a ajouté le ministre.

Freeland à Washington

La ministre canadienne des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, était à Washington mercredi, où elle rencontrait les membres de l’influent Comité des affaires étrangères du Sénat américain, avant de prononcer un important discours sur la politique étrangère. Elle est la première politicienne canadienne à mettre les pieds à Washington après les attaques personnelles du gouvernement Trump contre Justin Trudeau, la fin de semaine dernière, à l’issue du Sommet du G7 de La Malbaie.

Le président du Comité des affaires étrangères, le sénateur républicain Bob Corker, tente d’obtenir du soutien pour un projet de loi qui donnerait au Congrès américain, et non au président, le pouvoir d’imposer des tarifs en se prévalant de la clause de sécurité nationale inscrite dans la loi américaine sur le commerce. Le président Donald Trump a utilisé son pouvoir exécutif pour décréter l’imposition de tarifs sur l’acier et l’aluminium en provenance du Canada, du Mexique, de l’Union européenne et du Japon.