Investissement Québec se dit capable de verser un dividende

Pierre Gabriel Côté, président-directeur général d'Investissement Québec
Photo: Sylvie-Ann Pare Pierre Gabriel Côté, président-directeur général d'Investissement Québec

Pour la première fois depuis sa fusion avec la Société générale de financement, en 2011, Investissement Québec (IQ) dit être en mesure de verser un dividende à son unique actionnaire, le gouvernement québécois.

La société d’État a généré un résultat net de 264 millions au terme de l’exercice 2017-2018, en hausse de 21,7 % sur un an, indique-t-elle dans son rapport annuel de 204 pages déposé mercredi à l’Assemblée nationale. On ignore encore toutefois si le bras financier du gouvernement versera un dividende, puisque cette décision sera prise par le ministère des Finances, a-t-on expliqué.

« Grâce à ces résultats sans précédent, IQ est désormais en mesure de verser un dividende à son unique actionnaire, s’est félicité le président-directeur général de la société d’État, Pierre Gabriel Côté, par voie de communiqué. Nous avons réussi à absorber le déficit accumulé en trois ans. » Celui-ci est arrivé en janvier 2015 aux commandes d’IQ, qui a le mandat d’offrir des prêts, des garanties de prêt et de l’investissement en capital-actions afin de soutenir les sociétés québécoises selon leur stade de développement.

C’est une série d’éléments non récurrents, notamment des gains totalisant près de 66 millions découlant de la vente de diverses participations au cours du dernier exercice, qui explique la forte progression du résultat net. Abstraction faite de cette situation, le résultat ajusté d’IQ a été de 170 millions au terme de 2017-2018, en hausse de 3 % par rapport à 165 millions il y a un an. Son rendement sur le capital a été de 8,2 %.

En 2017-2018, IQ dit avoir réalisé 1456 interventions financières, ce qui constitue une progression de 17 %. La valeur des interventions engageant les fonds propres du bras financier du gouvernement a représenté un engagement de 1,1 milliard. « Nous avons attiré au Québec 70 projets de sociétés étrangères totalisant 2,2 milliards de dollars d’investissements, ce qui est près du double de l’objectif établi en début d’exercice », a souligné M. Côté dans le rapport annuel.

Par ailleurs, M. Côté a vu sa rémunération globale grimper de 4,25 %, à 523 102 $. Son salaire de base a été de 415 236 $, en hausse de 3 %, alors que la hausse de sa « rémunération variable » a été similaire, à 60 471 $.