Dividendes en hausse pour la Nationale et la BMO

Si la sixième banque en importance au pays désire réduire ses dépenses, elle n’a pas l’intention de procéder à d’importants licenciements, comme cela avait été le cas en 2015 et 2016. 
Photo: Olivier Zuida Le Devoir Si la sixième banque en importance au pays désire réduire ses dépenses, elle n’a pas l’intention de procéder à d’importants licenciements, comme cela avait été le cas en 2015 et 2016. 

L’automatisation, la numérisation et les autres efforts déployés par la Banque Nationale visant à réduire la proportion du travail administratif effectué dans son réseau de succursales pourraient toucher jusqu’à 1000 postes au cours des trois prochaines années.

Actuellement, 25 % des employés qui se trouvent dans les 428 succursales de l’institution au pays sont affectés à des tâches comme la réalisation de transferts bancaires ou l’ouverture de comptes. À l’instar de ses rivales, la Nationale se tourne de plus en plus vers les services en ligne afin de centraliser un éventail de services dans le cadre d’un virage numérique qui s’est traduit par des investissements massifs dans les technologies.

Néanmoins, même si la sixième banque en importance au pays désire réduire ses dépenses, elle n’a pas l’intention de procéder à d’importants licenciements, comme cela avait été le cas en 2015 et 2016. Un porte-parole de l’institution, Claude Breton, a également précisé par la suite que les changements n’allaient pas nécessairement toucher 1000 personnes et que la banque souhaitait conserver ces employés par l’entremise de mesures de « replacement et de perfectionnement visant à décrocher d’autres postes » à l’interne.

La Nationale a par ailleurs relevé son dividende trimestriel de 2 ¢ par action, à 62 ¢, tout en affichant une croissance de ses profits nets supérieure à 10 %. La Banque a engrangé des profits nets de 547 millions, ou 1,44 $ par action, au deuxième trimestre terminé le 30 avril, par rapport à 484 millions, ou 1,28 $ par action, il y a un an. Abstraction faite des éléments non récurrents, le profit par action de l’institution financière a été de 1,45 $, alors qu’il avait été de 1,30 $ au deuxième trimestre l’an dernier.

Le rendement des capitaux propres attribuables aux actionnaires ordinaires atteignait 18,7 % au trimestre clos le 30 avril, contre 18,2 % un an plus tôt.

À la BMO

La Banque de Montréal a imité ses concurrentes, mercredi, en affichant un bénéfice du deuxième trimestre en hausse, permettant aux six grandes banques du pays d’afficher un profit net totalisant 11,1 milliards, en hausse de près de 11 % par rapport à la même période l’an dernier. « Le marché est préoccupé par les perspectives du marché hypothécaire en particulier, mais les résultats semblent indiquer qu’une grande partie de cette inquiétude n’est pas justifiée », a affirmé Meny Grauman, analyste chez Cormark Securities à Toronto.

La Banque de Montréal a été la dernière des plus grandes banques à dévoiler ses résultats pour le trimestre clos le 30 avril. Son bénéfice net de 1,25 milliard était relativement stable par rapport à l’an dernier, mais comprenait une charge de restructuration après impôts de 192 millions principalement liée à des indemnités de départ. Le quatrième prêteur en importance du Canada a également augmenté son dividende trimestriel à 96 ¢ par action, en hausse de 3 ¢ par rapport à celui du trimestre précédent.

Sur une base ajustée, la Banque de Montréal a réalisé un bénéfice par action de 2,20 $ pour le trimestre, en hausse par rapport à celui de 1,92 $ par action d’il y a un an. À l’instar de ses concurrentes, la Banque de Montréal a profité de solides bénéfices des deux côtés de la frontière. Son secteur bancaire canadien a vu son revenu net augmenter de 11 % à 590 millions. Même si les ventes d’habitations canadiennes ont atteint en avril un creux mensuel de plusieurs années, notamment en raison de l’introduction d’une nouvelle simulation de crise pour les hypothèques non assurées et des taux d’intérêt plus élevés, le portefeuille hypothécaire résidentiel canadien de la banque a augmenté de 2,2 %.

Elle a noté que sa division américaine des services bancaires personnels et commerciaux avait vu son bénéfice net augmenter de 46 % pour atteindre 348 millions pour le trimestre.

Les six grandes banques ont cumulé un profit trimestriel de 11,1 milliards.