Jusqu’à 533 millions de dollars de prêts problématiques à la Laurentienne

La Laurentienne a entamé un examen exhaustif de l’ensemble des prêts hypothécaires de B2B Banque et des prêts hypothécaires accordés, qui totalisent environ 5,16 milliards.
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir La Laurentienne a entamé un examen exhaustif de l’ensemble des prêts hypothécaires de B2B Banque et des prêts hypothécaires accordés, qui totalisent environ 5,16 milliards.

Une mise à jour de la Banque Laurentienne sur ses hypothèques problématiques pourrait faire grimper sa facture à plus d’un demi-milliard de dollars.

Dévoilées en décembre dernier, ces irrégularités pourraient finalement coûter jusqu’à 533 millions à la septième banque du pays. Cette somme n’inquiète pas les analystes, mais certains estiment néanmoins que cette affaire soulève des enjeux d’ordre opérationnel.

Si l’entente conclue avec un tiers acheteur ayant acquis des prêts révélés problématiques s’accompagne d’une facture de 295 millions, la Laurentienne n’est pas tout à fait au bout de ses peines. La banque estime qu’elle devra racheter entre 125 millions et 150 millions de plus en prêts hypothécaires vendus au programme de titrisation de la Société canadienne d’hypothèques et de logement.

C’est par l’entremise d’un audit réalisé au deuxième trimestre que l’organisme fédéral a observé des problèmes similaires à ceux décelés au quatrième trimestre de 2017, étant donné que certains prêts hypothécaires ont été assurés par inadvertance alors qu’ils ne respectaient pas ses critères d’admissibilité.

À la lumière des nouvelles irrégularités découvertes par l’organisme fédéral, la Laurentienne a entamé un examen exhaustif de l’ensemble des prêts hypothécaires de B2B Banque et des prêts hypothécaires accordés, qui totalisent environ 5,16 milliards.

Certains ont été assurés par inadvertance.