La croissance ralentira, dit le Conference Board

La croissance la plus forte devrait être enregistrée par la Colombie-Britannique et l’Île-du-Prince-Édouard.
Photo: Maxvis Getty Images La croissance la plus forte devrait être enregistrée par la Colombie-Britannique et l’Île-du-Prince-Édouard.

Le Conference Board prévoit que toutes les provinces verront leur croissance économique ralentir cette année.

Dans sa « Note de conjoncture provinciale » du printemps 2018, le Conference Board du Canada parle de ralentissement généralisé cette année. L’institution évoque une série de facteurs allant de l’incertitude entourant l’ALENA aux projets de pipelines en suspens, en passant par le ralentissement des marchés du logement et la faiblesse de l’investissement des entreprises. « Ce fléchissement de la croissance économique guette l’ensemble du pays ; seules les provinces de la Colombie-Britannique, de l’Île-du-Prince-Édouard, de l’Ontario et du Québec devraient afficher une croissance supérieure à 2 % cette année », a écrit Marie-Christine Bernard, directrice des Prévisions provinciales au Conference Board du Canada.

La croissance la plus forte devrait être enregistrée par la Colombie-Britannique et l’Île-du-Prince-Édouard, avec une progression attendue du PIB de 2,6 %. Pour leur part, les économies de l’Ontario et du Québec connaîtront une croissance plus modérée, soit 2,2 %. « Le Québec et l’Ontario verront leurs économies progresser plus lentement cette année, car les deux provinces verront la demande des consommateurs progresser plus lentement que l’an passé. »

Dans l’Ouest, le Conference Board retient qu’après avoir enregistré une croissance de 4,9 % en 2017, l’économie albertaine devrait s’accroître de 1,9 % cette année. « Toutefois, étant donné la récente remontée des cours du pétrole, ces perspectives pourraient être revues à la hausse. »