Nouveau contrat de travail pour 15 000 agents de sécurité

Les agents de sécurité concernés par le nouveau contrat de travail travaillent pour différentes firmes, comme Garda et Securitas.
Photo: Annik MH De Carufel Le Devoir Les agents de sécurité concernés par le nouveau contrat de travail travaillent pour différentes firmes, comme Garda et Securitas.

Le nouveau contrat de travail de quelque 15 000 agents de sécurité qui travaillent pour différentes firmes de sécurité privées au Québec vient d’être entériné à 78 %.

Et la section locale 8922 du syndicat des Métallos, affilié à la FTQ, a dû tenir pas moins de 68 assemblées des membres dans 34 villes du Québec pour obtenir ce résultat, à raison d’une assemblée de jour et une de soir dans chaque ville. Ces agents de sécurité travaillent pour différentes firmes, comme Garda et Securitas.

Au cours d’une entrevue avec La Presse canadienne, lundi, Dany Laflamme, président de l’Association provinciale des agences de sécurité, s’est dit « très heureux » de l’entente qui a été conclue avec le syndicat des Métallos.

Le contrat de travail, d’une durée de cinq ans, a été conclu avec l’Association provinciale des agences de sécurité. Il prévoit une augmentation de 1,50 $ l’heure à terme, soit 0,25 $ l’heure la première année, puis trois augmentations successives de 0,30 $ l’heure, puis de 0,35 $ l’heure pour la cinquième année. Le salaire horaire passera ainsi de 17,49 $ à 18,99 $.

Au cours d’une entrevue, le représentant du syndicat des Métallos, Sylvain-Rock Plante, s’est dit particulièrement fier d’avoir réussi à négocier la mise en place d’un régime de retraite collectif. Les employeurs contribueront à ce REER à raison de 0,10 $ l’heure de travail, et ce, peu importe la contribution du salarié.

« Non, dans l’industrie, ça n’existait pas. Même si ce n’est pas un montant important, c’est un début. Et nous, on est très satisfaits de ça. C’est un dix sous de chaque heure travaillée que l’employeur s’est engagé à payer », a souligné M. Plante.

« C’est sûr que ce n’est pas un montant important, là, mais on ouvre des portes et on le majorera à la prochaine négociation », a-t-il ajouté.

M. Laflamme confirme que l’association des agences de sécurité « a consenti dans le processus » à cette demande de REER collectif. Elle l’a fait « dans un esprit de continuité et de professionnalisation de l’industrie, avec la venue du BSP, le Bureau de la sécurité privée ».

En fait, le contrat concernera plus que les 15 000 agents de sécurité syndiqués chez les Métallos de la FTQ, puisqu’il s’agit d’un décret qui fixe des conditions minimales et qui couvre toute l’industrie. Les conditions négociées sont ensuite étendues à l’ensemble, même aux non-syndiqués.

Au total, ce sont donc quelque 20 000 agents de sécurité qui sont concernés, a précisé M. Laflamme. L’association regroupe une vingtaine d’entreprises membres, soit environ 75 % des travailleurs de l’industrie.

Le syndicat estime aussi avoir fait des gains quant à l’ancienneté. « Un des points majeurs, c’était la procédure pour mieux tenir compte de l’ancienneté dans l’attribution des assignations. On a considérablement renforcé les clauses pour mieux respecter l’ancienneté », s’est félicité le président de la section locale 8922 du syndicat des Métallos, Patrick Pellerin.