ALENA: les discussions de la dernière chance pour un accord en 2018?

Si un accord n’est pas conclu bientôt, certains craignent de ne pas voir de nouvel ALENA avant l’an prochain.
Photo: Marco Ugarte La Presse canadienne Si un accord n’est pas conclu bientôt, certains craignent de ne pas voir de nouvel ALENA avant l’an prochain.

Washington — Les pays de l’Accord de libre-échange nord-américain (ALENA) ont entamé ce qui pourrait bien être leurs dernières discussions du printemps, alors que l’approche d’échéanciers politiques menace de reporter la conclusion d’une nouvelle entente en 2019.

Les principaux ministres du Canada, des États-Unis et du Mexique se sont rencontrés lundi pour une nouvelle série de discussions de quelques jours, au terme de laquelle ils espèrent pouvoir s’entendre. Si un accord n’est pas conclu bientôt, certains craignent de ne pas voir de nouvel ALENA avant l’an prochain, puisque le Mexique et les États-Unis se trouveront bientôt aux prises avec des campagnes électorales nationales qui les occuperont essentiellement jusqu’à la fin de 2018.

Selon le représentant américain au Commerce, Robert Lighthizer, il pourrait ne rester qu’une ou deux semaines pour conclure une entente. Passé cette fenêtre, il sera difficile de faire progresser le dossier avant les élections de mi-mandat de novembre, a-t-il précisé.

Les rencontres de lundi ont commencé avec une réunion entre les ministres du Mexique et des États-Unis pour tenter de régler certains différends au sujet du commerce de pièces d’automobiles, une question délicate entre les deux pays. La ministre canadienne des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, devait rencontrer son homologue américain plus tard dans la journée.

Une grande inconnue demeure concernant la position que les États-Unis prendraient dans l’éventualité d’une entente dans le secteur automobile : privilégieraient-ils un accord global rapide, ou continueraient-ils de négocier âprement ?

« Cela […] est peut-être la clé de la suite des choses. Personne ne peut dire […] comment se traduira la prochaine semaine », a affirmé une personne bien au fait des discussions.

Plus d’une demi-douzaine de groupes ont tenu des rencontres ces derniers jours pour tenter d’évacuer les enjeux non controversés, afin que les ministres puissent s’attarder aux questions les plus délicates. Par exemple, un groupe a discuté des procédures de douane, tout en évitant la question la plus controversée : les achats en ligne et le fait de savoir si le Canada augmentera le montant des marchandises importées à partir duquel il impose des taxes, qui est actuellement de 20 $, pour le rapprocher du plancher américain, qui est de 800 $ US.