Ford dit adieu à ses berlines

La Fusion sera l'un des modèles sacrifiés par le constructeur automobile. 
Photo: Carlos Osorio Associated Press La Fusion sera l'un des modèles sacrifiés par le constructeur automobile. 

Detroit — Ford Motor a annoncé mercredi un plan de réduction de ses coûts et d’amélioration de ses marges à un rythme plus rapide que précédemment annoncé. Le manufacturier prévoit notamment d’interrompre la production de berlines de moins en moins en vogue en Amérique du Nord pour prioriser les véhicules utilitaires sports et les camionnettes.

Le deuxième constructeur automobile des États-Unis a dit qu’il prévoyait désormais de réduire ses coûts de 25,5 milliards d’ici 2022, contre les 14 milliards de dollars annoncés lors d’une présentation aux investisseurs l’automne dernier. L’agence Reuters ajoute que Ford espère dégager une marge avant impôt de 8 % à l’échelle mondiale et de 10 % en Amérique du Nord dès 2020, et non plus en 2022 comme annoncé précédemment.

Répondant au changement de la demande des consommateurs en faveur des VUS, Ford a précisé qu’il allait réduire sa gamme de véhicules pour le marché nord-américain à deux modèles seulement : la Mustang et un nouveau multisegment compact baptisé Focus Active qui sera lancé en 2019. Le constructeur a précisé qu’il « n’investirait pas dans de prochaines générations de berlines Ford traditionnelles pour l’Amérique du Nord », y compris la Ford Fusion et la Taurus.

Ford était sous pression des investisseurs pour améliorer sa gamme de modèles et ses marges bénéficiaires.

Ford a fait état d’un bénéfice trimestriel de 1,74 milliard, soit 43 ¢US par action, contre 1,6 milliard (40 ¢US l’action) un an plus tôt. La marge bénéficiaire ajustée avant impôt s’inscrit toutefois en repli à 5,2 % contre 6,4 % pour la période correspondante un an auparavant. Ses revenus trimestriels ont augmenté de 7 % à près de 42 milliards.

GM et Fiat

Pour sa part, le profit de General Motors s’est effondré de 60 % au premier trimestre. Le constructeur automobile a témoigné d’un bénéfice trimestriel d’un peu plus de 1 milliard, soit 77 ¢US par action, comparativement à 2,6 milliards ou 1,70 $US par action l’an dernier. Son bénéfice ajusté s’est chiffré à 1,43 $US par action. Les revenus trimestriels ont glissé de 3 % à 36,1 milliards.

À l’opposé, Fiat Chrysler a affiché jeudi un bénéfice en hausse de 60 % au premier trimestre. La compagnie a témoigné d’un profit de 1,02 milliard d’euros, comparativement à 641 millions d’euros l’an dernier. Ses revenus trimestriels ont glissé de 2 % à 27,03 milliards d’euros.

Le constructeur a expédié 1,2 million de véhicules pendant le trimestre, soit une hausse de 5 % depuis l’an dernier. Cette amélioration est attribuée à une amélioration des ventes en Amérique latine et à un bond de 37 % des expéditions par sa division Jeep.