Les exportations du Québec ont repris en février

Les exportations du Québec ont augmenté de 3,9% en février, après avoir reculé de 15,6% en janvier.
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Les exportations du Québec ont augmenté de 3,9% en février, après avoir reculé de 15,6% en janvier.

Après un mauvais départ en janvier, les exportations québécoises ont affiché un gain en février, aidées par la vente d’aéronefs.

Les exportations du Québec ont augmenté de 3,9 % en février, après avoir reculé de 15,6 % en janvier. L’Institut de la statistique du Québec (ISQ) souligne que les principaux produits qui ont contribué à cette hausse sont les aéronefs (+158,8 %), le diesel (+398,5 %) et l’aluminium et ses alliages sous forme brute (+6,1 %).

Au total, pour les deux premiers mois, comparativement à la même période de l’année précédente, les exportations internationales de marchandises du Québec ont connu une diminution de 1,3 %.

Pour leur part, les importations ont diminué de 0,8 % en février par rapport au mois précédent, après un recul de 2,1 % en janvier. Pour les deux premiers mois, les importations internationales de marchandises du Québec sont en hausse de 4,3 %.

Au Canada

À titre de comparaison au Canada, Statistique Canada a mesuré une baisse de 0,7 % des exportations canadiennes de marchandises en février par rapport au mois précédent. Les importations canadiennes de marchandises ont, quant à elles, augmenté de 1,8 %. Pour les deux premiers mois de 2018, les exportations de marchandises du Canada ont connu une diminution de 2,8 %, alors que les importations ont augmenté de 3,3 %.

Après deux mois, le volume d’exportations internationales de marchandises du Québec est le plus faible en quatre ans à cette période de l’année, a commenté Marc Pinsonneault, économiste à la Banque Nationale. « L’atonie du volume d’exportations fait en sorte que le solde commercial international du Québec est en voie de retrancher à la croissance économique au premier trimestre pour une quatrième fois au cours des cinq derniers trimestres. » L’économiste parle toutefois d’un phénomène passager, « hormis qu’elles [les exportations] soient contrecarrées par une issue défavorable des négociations sur l’ALENA ».