Le G20 doit faire plus pour lutter contre la corruption, dit Transparency International

Les ministres des Finances des pays membres du G20 se sont réunis à Buenos Aires, en Argentine, les 19 et 20 mars. 
Photo: Eitan Abramovich Agence France-Presse Les ministres des Finances des pays membres du G20 se sont réunis à Buenos Aires, en Argentine, les 19 et 20 mars. 

Berlin — Deux ans après que les Panama Papers eurent dévoilé comment les mieux nantis de la planète cachent leur fortune dans des sociétés fictives, les pays membres du G20, dont le Canada, n’ont réalisé que des progrès modestes dans la lutte contre la corruption, prévient l’organisme Transparency International.

Le groupe a prévenu jeudi que 11 membres du G20 ne disposent que d’infrastructures « faibles » ou « moyennes » pour combattre le secret financier.

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C’est le nombre de membres du G20 qui ne disposent que d’infrastructures « faibles » ou « moyennes » pour combattre le secret financier, selon Transparency International.

La France, l’Italie, l’Allemagne et le Brésil ont réalisé des progrès intéressants, mais le Royaume-Uni demeure le seul membre doté d’un registre public des propriétaires bénéficiaires.

Le Canada et la Corée du Sud sont les deux seuls pays dont les infrastructures sont jugées « faibles », tandis que celles des États-Unis, de l’Australie et de la Chine sont passées de « faibles » à « moyennes ».

Transparency International reproche notamment au Canada de permettre à ses institutions financières de traiter une transaction même si elles sont incapables d’identifier le propriétaire bénéficiaire. De plus, les avocats canadiens ne sont pas tenus d’identifier le propriétaire bénéficiaire de clients qui achètent ou vendent des propriétés, en dépit des nombreux scandales de corruption impliquant des biens immobiliers.