États-Unis: une création d’emplois décevante en mars, mais les salaires augmentent

Le mois dernier, l’économie américaine a créé 103 000 emplois contre 175 000 attendus par les analystes, selon le département du Travail vendredi.
Photo: Aaron P. Bernstein / Getty Images / Agence France-Presse Le mois dernier, l’économie américaine a créé 103 000 emplois contre 175 000 attendus par les analystes, selon le département du Travail vendredi.

Les créations d’emplois en mars aux États-Unis ont un peu déçu les attentes des marchés et le taux de chômage est resté stable, mais les salaires ont montré des signes de frémissement dans un marché tendu.

Le mois dernier, l’économie américaine a créé 103 000 emplois contre 175 000 attendus par les analystes, selon le département du Travail vendredi.

Les marchés tablaient en outre sur une baisse du taux de chômage à 4 % qui finalement est resté à un niveau inchangé. Pour autant, à 4,1 %, le taux de chômage reste à un niveau historiquement bas.

Au total, 6,6 millions de personnes étaient au chômage en mars. En outre, cinq millions de personnes avaient un emploi à temps partiel non désiré, c’est-à-dire qui l’ont accepté faute de trouver un travail à plein temps. Le taux de participation au marché du travail a, lui, baissé pour s’établir à 62,9 %.

Alors que le président américain, Donald Trump, s’était félicité le mois dernier d’avoir réduit le taux de chômage des minorités, le taux de sans-emploi parmi les Noirs est en outre resté inchangé en mars à 6,9 % et celui des Hispaniques, à 5,1 %. Ces taux restent bien supérieurs à celui des Blancs, qui est de 3,6 %, après 3,7 % en février.

Malgré ces données en demi-teinte, le salaire horaire pour le mois de mars, chiffre scruté par les analystes, a progressé de 0,3 %, ce qui porte à 2,7 % l’augmentation sur un an. C’est un net rebond par rapport au mois de février, où elle n’était que de 0,11 % par rapport à janvier, selon les chiffres révisés vendredi.

« Les gains du salaire horaire s’expliquent probablement par une baisse du nombre d’heures travaillées parmi les travailleurs les plus rémunérés du secteur manufacturier », a indiqué Chris Low, analyste chez FTN Financial.

Depuis des mois, les économistes soulignent que, dans un marché de l’emploi devenant de plus en plus étroit, les employeurs devraient offrir de meilleures rémunérations pour attirer ou garder leurs employés, phénomène qui tarde à se concrétiser.

« Le nombre de personnes ayant quitté leur emploi en mars s’est accru fortement, à 864 000, ce qui reflète une confiance dans la capacité de retrouver un emploi et devrait pousser à la hausse des salaires », a commenté Mickey Levy, économiste de Berenberg.

Nouvelle baisse des marchés

New York — La recrudescence des hostilités commerciales entre les États-Unis et la Chine vendredi a déstabilisé les investisseurs de Wall Street, les incitant à une grande prudence à l’approche du week-end. De plus, la création d’emplois a été inférieure aux attentes.

L’indice Dow Jones a baissé de 2,34 % à 23 932,76 points, tandis que le Nasdaq a reculé de 2,28 % à 6915,11 points. Le S&P 500 a perdu 2,2 % à 2604,47. À Toronto, le TSX a cédé 1 % à 15 207,41.

Avec Le Devoir