Desjardins devra s’expliquer à l’Assemblée nationale

Desjardins a fermé des centaines de caisses, de points de service et de guichets automatiques en région, ce qui suscité la grogne populaire.
Photo: Michaël Monnier Le Devoir Desjardins a fermé des centaines de caisses, de points de service et de guichets automatiques en région, ce qui suscité la grogne populaire.

Des représentants de Desjardins et de l’Association des banquiers canadiens devront se présenter à l’Assemblée nationale en mai pour s’expliquer sur la fermeture de nombreux points de services en région.

Les élus membres de la Commission de l’aménagement du territoire ont accepté jeudi une proposition du Parti québécois (PQ), qui vise à « identifier des solutions » avec Desjardins, mais aussi les banques, la Fédération québécoise des municipalités et un expert universitaire en matière de développement régional et d’occupation du territoire.

Le président de cette commission, le député libéral Guy Ouellette, s’est félicité de l’atteinte d’une « première étape » permettant de comprendre le plan des institutions financières au sujet des services en région. « Il y a eu plusieurs fermetures annoncées dans différentes municipalités et les parlementaires ont besoin de comprendre pourquoi et quelle est la stratégie », a-t-il déclaré.

« Ça reste des entreprises indépendantes, mais il y a certainement une manière de voir comment on peut offrir encore des services financiers concrets », a ajouté le député péquiste Sylvain Gaudreault.

Desjardins a fermé des centaines de caisses, de points de service et de guichets automatiques au fil des ans dans le Bas-Saint-Laurent, sur la Côte-Nord, dans le Kamouraska, en Mauricie et en Matanie, pour ne nommer que ceux-là. Devant la grogne populaire, Desjardins a jusqu’ici fait valoir l’accessibilité de ses services en ligne et souligné qu’elle demeure, « de très loin, l’institution financière offrant le plus de points de service physique au Québec ».

« C’est vrai qu’on s’intéresse beaucoup à Desjardins, alors que les autres sont plus fautifs que Desjardins », a reconnu le chef péquiste, Jean-François Lisée. Mais « Desjardins a eu et a un rôle très important dans l’occupation du territoire, beaucoup plus que les autres banques », a-t-il aussi rappelé.

Devant la commission, les élus espèrent discuter de solutions, qui pourraient par exemple prendre la forme d’un meilleur accès à l’Internet haute vitesse en région ou de prêts de locaux par les municipalités.