La division média a toujours sa place dans Québécor

«Nous croyons être en mesure de continuer d’afficher une croissance supérieure dans un environnement qui n’est certainement pas aussi favorable qu’il l’était dans le passé», a dit le président et chef de la direction de Québecor, Pierre Karl Péladeau.
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir «Nous croyons être en mesure de continuer d’afficher une croissance supérieure dans un environnement qui n’est certainement pas aussi favorable qu’il l’était dans le passé», a dit le président et chef de la direction de Québecor, Pierre Karl Péladeau.

Même si elle a vu ses revenus décliner au cours du dernier exercice, la division médiatique de Québecor a toujours sa place au sein du conglomérat, estime son président et chef de la direction, Pierre Karl Péladeau.

Ce secteur a généré des recettes d’environ 770 millions l’an dernier, en baisse de 2,4 % sur an, alors que la télédiffusion a pu tirer son épingle du jeu même si le bilan a été moins positif pour les médias imprimés.

Les revenus tirés de l’édition de journaux comme Le Journal de Montréal et Le Journal de Québec ont notamment fléchi de 8,7 millions, à 183,5 millions, tandis que le bénéfice d’exploitation ajusté a été de 4,5 millions, en déclin de 58 %. En revanche, le chiffre d’affaires découlant de la télédiffusion a grimpé de 2,7 %, à 439 millions. Ses bénéfices se sont appréciés de 87 %, atteignant 42 millions.

« Nous croyons être en mesure de continuer d’afficher une croissance supérieure dans un environnement qui n’est certainement pas aussi favorable qu’il l’était dans le passé », a expliqué mercredi M. Péladeau, au cours d’une conférence téléphonique. L’homme d’affaires discutait des résultats du quatrième trimestre, période au cours de laquelle Québecor a vu son bénéfice net fléchir légèrement.

Pour l’exercice 2017, la division médiatique du conglomérat a réalisé un bénéfice d’exploitation de 69,3 millions, en progression de 29 % sur un an. Dans sa présentation, M. Péladeau a qualifié d’« excellente » la performance de ce secteur.

Sur l’ensemble, Québecor a engrangé un profit net de 369,7 millions, ou 1,53 $ par action, par rapport à 194,7 millions, ou 80 ¢ par action, en 2016. Les revenus ont progressé de 2,5 %, à 4,02 milliards. Cette performance tient compte du gain réalisé à la suite de la vente des licences de spectre à l’extérieur du Québec à Shaw Communications en Alberta et à Rogers Communications dans la région de Toronto.

Au quatrième trimestre

Au quatrième trimestre terminé le 31 décembre, Québecor a engrangé des profits de 65,6 millions, ou 27 ¢ par action. À la même période l’an dernier, les profits avaient été de 123,3 millions, ou 50 ¢ par action, grâce entre autres à une série d’éléments non récurrents. Ses revenus ont été de 1,06 milliard, en comparaison de 1,05 milliard il y a un an.

Dans la division médiatique, les recettes ont plongé de 10,4 %, à 199,5 millions. Le bénéfice d’exploitation ajusté a été de 22,4 millions, en baisse de 10,2 %, par rapport au quatrième trimestre l’an dernier.

Le secteur des télécommunications, dans lequel se trouvent la filiale Vidéotron et les services de téléphonie, d’Internet et de télévision, a continué d’être la locomotive de l’entreprise. Ses revenus ont été de 841 millions, en hausse de 4,5 %, alors que le bénéfice d’exploitation ajusté a avancé de 6,6 %, à 388,8 millions. Du côté de la téléphonie sans fil, le conglomérat a ajouté 33 700 nouveaux abonnés nets.

Abstraction faite des éléments non récurrents, le profit ajusté de l’entreprise s’est établi à 78,7 millions, ou 33 ¢ par action, au quatrième trimestre, alors qu’il avait été de 84,7 millions, ou 35 ¢ par action, il y a un an.

Avec des liquidités supérieures à 2 milliards, Québecor souhaite toujours racheter la participation de 18,5 % détenue par la Caisse de dépôt et placement du Québec dans Québecor Média d’ici la fin de l’année. Les négociations se poursuivent, a indiqué M. Péladeau, sans fournir plus de détails.

Dans le cadre d’une entente conclue en 2012, la Caisse a le droit, à compter du 1er janvier 2019, de vendre ses actions restantes dans Québecor Média, notamment par un appel public à l’épargne.