Les postes vacants atteignent un sommet au Canada

Le commerce de détail est l'un des secteurs où le manque de main-d’œuvre est le plus marqué.
Photo: Olivier Zuida Le Devoir Le commerce de détail est l'un des secteurs où le manque de main-d’œuvre est le plus marqué.

Le nombre de postes vacants a atteint un record l’an dernier. La problématique d’un manque de main-d’oeuvre se fait ressentir partout, davantage dans les petites entreprises de moins de 20 employés.

Selon les données sur les postes à pourvoir colligées par la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI), le nombre de postes vacants a atteint un nouveau sommet au quatrième trimestre de 2017 avec un total de 399 000 postes à pourvoir dans le secteur privé canadien. Le taux de postes vacants, soit la proportion de postes vacants par rapport à l’ensemble des emplois disponibles dans le secteur privé, a atteint 3 %, bien au-delà du 2,4 % enregistré un an plus tôt.

Simon Gaudreault, directeur des affaires économiques à la FCEI, précise que « c’est le deuxième trimestre d’affilée que le taux de postes vacants dépasse le sommet enregistré au début de 2008, avant la récession. » À l’échelle canadienne, le taux de postes vacants a augmenté dans 8 secteurs d’activités sur 14 au dernier trimestre de 2017. « Les hausses les plus marquées ont été observées dans les secteurs des services personnels, de l’information, des arts et loisirs ainsi que du commerce de détail. »

Au Québec, l’association patronale comptabilise 94 700 postes vacants et un taux de 3,4 %, en hausse de 0,1 point de pourcentage.

Une autre étude, publiée par Statistique Canada en février, se penchait sur les postes vacants à long terme, soit ceux qui le demeurent depuis au moins 90 jours. L’auteure Manon Langevin concluait qu’en 2016, 9 % des 377 500 postes vacants recensés par l’étude répondaient à cette définition. En proportion des emplois occupés, le taux de postes vacants à long terme atteignait 0,23 %. L’étude ne propose pas de comparaison historique, mais détermine que ce sont les entreprises de moins de 20 employés qui affichent le taux le plus élevé, à 0,3 % de la demande totale de travail.

Par spécialité, le pourcentage de postes vacants à long terme le plus élevé se mesurait dans les professions liées à la santé (16 %), à la gestion (16 %) et aux sciences naturelles et appliquées (14 %). Le pourcentage le plus faible (5 %) se trouvait au sein des professions liées à la vente et aux services.