Les trains du RTM seront conduits par des Teamsters, confirme un juge

La décision du juge est le chapitre final d’une série de démarches découlant du contrat remporté en 2016 par Bombardier. 
Photo: Olivier Zuida Le Devoir La décision du juge est le chapitre final d’une série de démarches découlant du contrat remporté en 2016 par Bombardier. 

Après des mois de procédures devant le Tribunal du travail, un juge vient de trancher : les quelque 200 employés de Bombardier qui s’occupent des trains du Réseau de transport métropolitain seront des Teamsters.

La décision du juge Jean Paquette, rendue le 20 février, est le chapitre final d’une série de démarches découlant du contrat remporté en 2016 par Bombardier, en remplacement du Canadien National et du Canadien Pacifique.

Bombardier s’occupait déjà de l’entretien des trains avec des employés représentés par l’Association internationale des machinistes et des travailleurs de l’aérospatiale (AIMTA).

Or les employés qui sont passés du CN et du CP vers Bombardier — des conducteurs de locomotive et des chefs de train —, faisaient partie des Teamsters, un syndicat présent depuis « des décennies » dans le secteur ferroviaire, selon leur porte-parole, Stéphane Lacroix.

Les Teamsters demandaient depuis le printemps 2017 que leur accréditation syndicale soit maintenue en vertu de l’article 45 du Code du travail, qui s’applique dans les cas de « concession partielle d’une entreprise ».

De plus, l’accréditation des machinistes a été révoquée. Le juge a également fusionné l’ensemble des accréditations, dont plusieurs liées au CN et au CP, afin de simplifier la situation à la demande de Bombardier et des Teamsters.

Dans le nouveau bassin de 201 employés, 88 viennent de l’AIMTA, comparativement à 113 qui sont issus des Teamsters.

Le dossier a ceci de particulier que les machinistes étaient en discussion l’an dernier pour renouveler leur convention collective avec Bombardier. Les choses se sont compliquées quand la gestion du contrat remporté par Bombardier en novembre 2016 a été effectivement prise en charge à l’été 2017.

Le 5 octobre, le juge Paquette a ordonné à Bombardier et aux machinistes de suspendre leurs négociations, le temps que la question du maintien des accréditations des Teamsters soit tranchée. Les Teamsters, avait-il mentionné, ne voulaient « pas être liés par une convention collective négociée par l’AIMTA ».