Des travailleurs d’ABI tentent de rencontrer le p.-d.g. d’Alcoa

Des travailleurs d’ABI ont manifesté à Québec, le 7 février. Ils sont en lockout depuis le 11 janvier.
Photo: Jacques Boissinot La Presse canadienne Des travailleurs d’ABI ont manifesté à Québec, le 7 février. Ils sont en lockout depuis le 11 janvier.

Quatre représentants des syndiqués de l’aluminerie ABI de Bécancour, dont les quelque 1030 travailleurs sont en lockout depuis près de deux mois, se sont rendus jusqu’en Floride afin de rencontrer le président et directeur général d’Alcoa, Roy Harvey.

Celui-ci prononçait un discours ce mardi devant des gens d’affaires réunis à la Conférence globale sur les métaux et les mines organisée par BMO Marché des capitaux à Hollywood, en Floride. Les syndiqués, avec leur président Clément Masse à leur tête, voulaient faire part de leur profond mécontentement devant l’absence de l’employeur à la table des négociations, malgré l’appel lancé aux parties le 9 février dernier par la ministre du Travail, Dominique Vien.

Alcoa est propriétaire à 75 % de l’aluminerie de Bécancour, le reste appartenant à Rio Tinto.

La délégation syndicale voulait faire sentir sa présence à l’intérieur de la conférence pendant le discours de M. Harvey, mais on leur a refusé l’accès. Les représentants syndicaux voulaient faire prendre connaissance du conflit aux autres investisseurs présents sur place, afin de leur signifier que le lockout n’est bon ni pour Alcoa, ni pour les travailleurs, ni pour la région.

Les travailleurs s’expliquent mal le refus de l’employeur de revenir à la table des négociations. « Ça fait au-delà de deux semaines qu’on a rencontré la ministre et on n’a pas eu de nouvelles de l’employeur », a laissé tomber le leader syndical Clément Masse, en entrevue à La Presse canadienne depuis Hollywood.