Le PIB du Québec au-dessus de son potentiel

La production de l’industrie de la construction est en baisse de 1,3 % en novembre, après avoir connu une hausse de 0,2 % le mois précédent.
Photo: Olivier Zuida Le Devoir La production de l’industrie de la construction est en baisse de 1,3 % en novembre, après avoir connu une hausse de 0,2 % le mois précédent.

La croissance économique du Québec est demeurée solide en novembre. La cible de progression de 3 % pour l’ensemble de 2017 est plus que jamais atteignable.

À l’instar de celui du Canada, le PIB du Québec s’est apprécié de 0,4 % en novembre, une progression qui s’ajoute au gain de 0,1 % en septembre et de 0,4 % en octobre. Au total pour les 11 premiers mois, le PIB est en hausse de 3,2 % par rapport aux mêmes mois de 2016, contre 3,4 % pour le PIB canadien.

L’Institut de la statistique du Québec (ISQ) parle d’une croissance généralisée en novembre, les gains venant tant du secteur des services (+0,4 %) que de celui des biens (+0,3 %). Ce dernier était demeuré stable en octobre. « En outre, 17 des 20 grands secteurs de l’activité économique voient leur niveau de production augmenter en novembre », poursuit l’ISQ. Sur 11 mois, la progression dans ces deux grands secteurs se chiffre à 3,2 % et 3,4 % respectivement comparativement à la même période de 2016.

L’Institut ajoute que le regain d’activité observé dans le secteur sensible de la fabrication en octobre s’est poursuivi en novembre. Le taux de progression mensuel est toutefois passé de 1,1 % à 0,6 %. Autre fait saillant, la production de l’industrie de la construction est en baisse de 1,3 % en novembre, après avoir connu une hausse de 0,2 % le mois précédent.

L’économiste Marc Pinsonneault, de la Banque Nationale, retient de cette lecture de l’ISQ que l’économie du Québec a atteint une taille record en novembre, surpassant le précédent sommet établi en juillet dernier. Il a également souligné que « si on suppose un PIB réel stable en décembre, sa croissance annualisée au quatrième trimestre atteindrait 2 %. Compte tenu des taux de croissance largement au-dessus de 3 % au cours des trois trimestres précédents, une performance qui n’avait pas été vue depuis 15 ans, nous n’avons aucune peine à maintenir notre estimation d’une croissance économique de 3 % en 2017. »

L’économiste fait ressortir qu’il s’agirait, alors, d’une expansion « largement supérieure » à la croissance du PIB potentiel du Québec.