Les gadgets, vedettes du Congrès mondial du mobile à Barcelone

Une femme consulte son téléphone intelligent lors de l’ouverture du Congrès mondial de la téléphonie mobile, le plus important du genre au monde, lundi à Barcelone.
Photo: Lluis Gene Agence France-Presse Une femme consulte son téléphone intelligent lors de l’ouverture du Congrès mondial de la téléphonie mobile, le plus important du genre au monde, lundi à Barcelone.

Réalité augmentée, objets connectés, vision à travers les murs : les gadgets présentés au Congrès mondial de la téléphonie mobile (MWC) de Barcelone fonctionnent tous grâce au téléphone intelligent, sorte de télécommande des objets du futur.

Voir le paysage devant vos yeux, c’est bien. Avoir en plus dans le panorama les notifications envoyées par votre téléphone, c’est mieux, promet la société américaine Vuzix. L’entreprise présente à Barcelone son nouveau modèle de lunettes de réalité augmentée, presque semblables à des lunettes classiques aux verres légèrement teintés.

Une fois sur le nez, les lunettes sont connectées au téléphone, que l’utilisateur laisse dans son sac. En se promenant dans la rue ou en parlant avec un ami, il voit s’afficher ses SMS à travers les verres, ou bien la direction à suivre via le GPS, et peut naviguer à travers les applications en tapotant d’un doigt la branche de ses lunettes.

Envie de prendre une photo ? Plus besoin de sortir le téléphone, il suffit de tapoter pour ouvrir l’application photo, regarder l’endroit souhaité, et le cliché est pris directement à travers les lunettes. Dans l’univers professionnel, ces lunettes pourraient être utilisées par les médecins pour visualiser le dossier du patient pendant l’opération, suggère la marque qui a fixé le prix autour de 1000 euros (environ 1560 $CAN).

Réalité augmentée

Le géant coréen Samsung a, lui, particulièrement soigné les applications de réalité augmentée sur son nouveau modèle S9 : émojis ressemblant à l’utilisateur et reproduisant ses expressions lorsqu’il regarde l’appareil, ou traduction simultanée d’un texte en langue étrangère, simplement en pointant le téléphone dessus.

Puis-je vraiment percer ce mur ou y a-t-il un tuyau derrière ? Pour répondre au dilemme du bricoleur du dimanche, la société israélienne Vayyar a mis au point un capteur fonctionnant avec les ondes radio, à coller sur son mobile. Il suffit ensuite de poser son téléphone sur le mur, et ce qu’il y a derrière apparaît sur l’écran : bois, ciment, câble électrique, tuyauterie…

Cette technologie, qui permet aussi de repérer l’emplacement d’êtres humains, aura de multiples applications dans les futures voitures et maisons connectées, promet l’entreprise : vérifier si l’on a oublié son bébé dans sa voiture, ou savoir à distance si des personnes âgées ont fait une chute.

Le téléphone devient le relais dans la vie quotidienne de toutes les inventions.

Des ingénieurs sud-coréens ont mis au point un cadenas connecté au téléphone du propriétaire par Bluetooth. Fixé sur la roue avant, il se verrouille automatiquement lorsque le cycliste s’arrête et pose son vélo. Lorsqu’il revient, le cadenas se débloque avant même qu’il soit monté sur la selle. En cas de tentative de vol, une alarme se déclenche et le propriétaire est prévenu sur son téléphone. La start-up Bisecu commencera la production fin mars, avec comme première cible l’Europe.

Une fois rentré de la promenade à vélo, le téléphone pourra être dégainé pour vérifier la cuisson du rôti grâce à un thermomètre pour viande connecté au téléphone par Bluetooth ou wi-fi, développé par la société britannique Meater. On plante le thermomètre dans la viande, et plus besoin de s’interrompre ensuite pour aller vérifier le four : le téléphone envoie une notification dès que le rôti atteint la cuisson désirée.

Si après ces agapes, l’heureux utilisateur d’un téléphone intelligent décide de se mettre au régime, il lui suffira de lancer l’application reliée au casque Modius mis au point par la start-up Neurovalens, en collaboration avec l’Université de San Diego. Deux émetteurs collés juste derrière les oreilles envoient alors un (faible) stimulus électrique au nerf vestibulaire, relié à la partie du cerveau contrôlant l’appétit et le stockage de graisse, explique le p.-d.g. Jason McKeown, affirmant que « 80 % des utilisateurs ont perdu du poids ».