Vote de grève à l’usine Molson de Montréal

Photo: Jacques Nadeau Le Devoir
Les 550 employés de l’usine Molson de la rue Notre-Dame à Montréal ont rejeté de peu les dernières offres que leur présentaient leurs patrons et accordé à leur syndicat le mandat de déclencher une grève si nécessaire.

Adopté dimanche dans une proportion de 87 %, le mandat de grève à l’usine d’embouteillage et de livraison a été décidé dans la foulée d’un rejet des dernières propositions patronales lors d’un vote beaucoup plus serré de 52 %.

« Je crois que ce résultat montre bien que nos membres et la partie patronale ne sont pas séparés par des années-lumière », a déclaré en entretien téléphonique au Devoir, Stéphane Lacroix, directeur des Communications et des Affaires publiques du syndicat des employés membres des Teamsters. En fait, une majorité des membres du comité de négociation avait même recommandé l’adoption des offres patronales.

Portant sur un ensemble d’enjeux dont le régime de retraite, les assurances collectives, la sous-traitance et les salaires, les négociations avait fait l’objet, il y a deux semaines, d’une autre offre patronale qui avait été rejetée celle-là à 57 %.

« Ce qui accroche encore, c’est plein de petites choses », a expliqué Stéphane Lacroix qui s’est gardé d’entrer dans les détails. « On peut espérer que des rencontres de négociations pourront être organisés les prochaines semaines et qu’une nouvelle offre pourra être soumise au vote bientôt. »