SNC-Lavalin dit avoir un plan s’il n’y a pas d’accord avec Ottawa

Le président et chef de la direction de SNC-Lavalin, Neil Bruce
Photo: Graham Hughes La Presse canadienne Le président et chef de la direction de SNC-Lavalin, Neil Bruce

SNC-Lavalin dit avoir une solution de rechange advenant qu’Ottawa décide de ne pas légiférer en matière d’actes répréhensibles commis par les entreprises, comme la mise en place d’un régime d’accords de poursuite suspendue (APS).

« Je crois qu’il y a des options que nous pourrions considérer, mais je préfère le premier scénario », a affirmé jeudi le président et chef de la direction de l’entreprise, Neil Bruce, au cours d’une conférence téléphonique visant à discuter des résultats du quatrième trimestre. Interrogé par les analystes, celui-ci n’a toutefois pas voulu préciser quelles seraient les avenues qui pourraient être empruntées par SNC-Lavalin.

Entre-temps, SNC-Lavalin anticipe une croissance supérieure à 10 % de son profit ajusté en 2018, alors que l’acquisition de la firme britannique WS Atkins devrait lui permettre de contrebalancer des difficultés dans certaines divisions. Son bénéfice par action devrait osciller dans une fourchette de 3,60 $ à 3,85 $ par action cette année. Cela est de 12,5 % à 20 % supérieur au résultat de 3,20 $ réalisé lors du plus récent exercice.

Pour l’exercice, SNC-Lavalin a généré des profits de 382 millions, ou 2,34 $ par action, par rapport à 255,5 millions, ou 1,70 $ par action, en 2016, alors que son chiffre d’affaires a été de 9,3 milliards, en hausse de 10 %. Sur une base ajustée, son bénéfice a été de 522,3 millions, ou 3,20 $ par action, comparativement à 387,1 millions, ou 2,58 $ par action, lors du dernier exercice.

Pour sa part, la taille du carnet de commandes était de 10,4 milliards, en léger recul par rapport à il y a un an. Cela ne tient pas compte du projet du REM, qui pourrait ajouter 2 milliards au carnet de commandes, selon un analyste. L’entreprise a été la grande gagnante pour le projet de train électrique du Réseau express métropolitain (REM), évalué à 6,3 milliards, en faisant partie des consortiums retenus pour l’ingénierie ainsi que la fourniture du matériel roulant.