Un plan pour éliminer les centrales au gaz et au charbon

Les représentants du gouvernement fédéral évaluent les économies à environ 4,9 milliards dans les 12 prochaines années en raison de la baisse de pollution atmosphérique.
Photo: iStock Les représentants du gouvernement fédéral évaluent les économies à environ 4,9 milliards dans les 12 prochaines années en raison de la baisse de pollution atmosphérique.

Ottawa — Le gouvernement Trudeau à Ottawa estime que ses nouvelles directives pour éliminer graduellement les centrales au gaz naturel et au charbon lui coûteront plus de 2,2 milliards, mais selon lui, cette politique lui permettra d’économiser des milliards de dollars en soins de santé.

Des documents du gouvernement diffusés en ligne vendredi présentent les nouvelles mesures qui visent à réduire la dépendance du pays envers les centrales énergétiques polluantes, et à améliorer l’efficacité de ces dernières. Les trois quarts de la facture de 2,2 milliards reviendront à la Nouvelle-Écosse et au Nouveau-Brunswick, qui ne devraient pas éliminer les centrales au charbon avant 2040, au plus tôt.

Les représentants du gouvernement fédéral évaluent que les contribuables économiseront environ 4,9 milliards dans les 12 prochaines années en raison de la baisse de pollution atmosphérique. Selon le gouvernement, sa politique permettra d’éviter 260 décès prématurés, 40 000 crises d’asthme et l’équivalent de 190 000 jours de difficultés respiratoires et d’activités réduites. Les libéraux fédéraux ont aussi mis sur pied un comité de travail qui sera responsable de trouver des moyens pour aider les travailleurs du charbon qui se retrouveront sans travail.

L’Association canadienne de l’électricité a déploré dans un communiqué que les nouvelles réglementations ajoutent une autre couche de paperasse dans le secteur, ce qui pourrait se refléter sur les prix au pays.

« Nous savons que l’environnement et l’économie vont de pair et c’est pourquoi nous sommes déterminés à faire en sorte que cette transition soit équitable pour les travailleurs et les collectivités tributaires du charbon. Le groupe de travail que nous annonçons aujourd’hui sera une étape importante vers le respect de cet engagement », a déclaré dans un communiqué la ministre de l’Environnement et du Changement climatique, Catherine McKenna.