Aimia doit encore réduire ses coûts

Aimia mettra fin à son partenariat avec Air Canada en 2020.
Photo: Darryl Dyck La Presse canadienne Aimia mettra fin à son partenariat avec Air Canada en 2020.

L’exploitant du programme de fidélisation Aéroplan a l’intention de poursuivre ses efforts de réduction de coûts alors qu’il se prépare à la fin de son partenariat de longue date avec Air Canada prévue pour 2020.

Depuis 2015, Aimia s’est délestée de plusieurs éléments d’actif, dont le programme Nectar récemment, et a réduit de moitié, à environ 1600 personnes, la taille de son effectif mondial. L’entreprise établie à Montréal entend continuer à économiser 70 millions par année d’ici 2019 alors qu’elle anticipe une baisse de la facturation cette année ainsi qu’une hausse du nombre de milles échangés.

Néanmoins, le titre de l’entreprise a plongé jeudi de plus de 28 % à la Bourse de Toronto, après le dévoilement d’une perte nette de 214,7 millions au quatrième trimestre, attribuable notamment à une charge liée à la vente du programme Nectar. L’action d’Aimia a cédé 67 ¢ sur le parquet torontois, pour clôturer 1,71 $.

Le président et chef de la direction, David Johnston, n’a pas voulu commenter la performance du titre, indiquant que les résultats de 2017 avaient été bons malgré les questions soulevées sur l’avenir d’Aimia à la suite de la décision prise par Air Canada en mai dernier. Au cours d’une conférence téléphonique avec les analystes, le patron d’Aimia a expliqué que la compagnie avait l’intention, au cours des prochains mois, de dévoiler les changements qu’elle compte apporter à Aéroplan après 2020. La société désire miser sur une offre de primes-voyage échangeables auprès de nombreuses compagnies aériennes contre des vols intérieurs, transfrontaliers et internationaux et une bonification de l’expérience des membres.

Par ailleurs, Mittleman Investment Management, déjà actionnaire d’Aimia, a augmenté à 10,6 % sa participation dans l’entreprise en janvier. La firme new-yorkaise pourrait solliciter des changements au sein du conseil d’administration ou de la direction de l’entreprise. Une vente partielle ou totale de la société pourrait également être exigée par cet actionnaire, a-t-il indiqué dans un document déposé auprès des autorités réglementaires.