Airbus dégage un bénéfice confortable

Airbus a dégagé un bénéfice d’exploitation ajusté en hausse de 8%, à 4,25 milliards, pour l’exercice 2017.
Photo: Francois Mori Associated Press Airbus a dégagé un bénéfice d’exploitation ajusté en hausse de 8%, à 4,25 milliards, pour l’exercice 2017.

L’avionneur européen Airbus a annoncé jeudi qu’il avait dégagé en 2017 un confortable bénéfice net, mais qu’il aurait pu faire mieux s’il n’avait dû passer une lourde charge sur son programme d’avion militaire A400M, pour la deuxième année consécutive.

Airbus a gagné 2,87 milliards d’euros l’an dernier, un bénéfice net triplé par rapport à 2016. Il a bénéficié de livraisons en hausse, d’une cession, celle de son activité Defence Electronics, et de taux de change favorables.

Mais l’avionneur a également annoncé une charge de 1,3 milliard d’euros sur son avion de transport militaire A400M, qui lui avait déjà coûté 2,2 milliards d’euros en 2016. « Concernant l’A400M, nous avons amélioré la situation en matière industrielle et en matière capacitaire, et convenu d’une remise à plat contractuelle avec les clients gouvernementaux qui devrait sensiblement réduire les risques résiduels du programme », assure toutefois Tom Enders, le président exécutif, dans un communiqué.

Allemagne, France, Royaume-Uni, Espagne, Turquie, Belgique et Luxembourg sont associés au programme militaire le plus ambitieux jamais lancé en Europe, qui accumule surcoûts et retards de livraison. Une défaillance dans le téléchargement d’un logiciel des moteurs avait provoqué l’écrasement d’un appareil en vol d’essai en mai 2015. Cet accident avait coûté la vie à quatre membres d’équipage.

Le premier A400M a été livré en 2013, quatre ans après la date prévue, et le montant total du programme a dépassé les 30 milliards d’euros, contre un peu plus de 20 milliards prévus à l’origine.

Airbus a dégagé un bénéfice d’exploitation ajusté en hausse de 8 %, à 4,25 milliards, pour l’exercice 2017, sur un chiffre d’affaires de 66,77 milliards, quasiment stable. Pour 2018, Airbus a dit tabler sur une progression de son résultat d’exploitation ajusté de quelque 20 %, peut-on lire dans un texte de l’agence Reuters.

Interrogé sur sa succession lors d’une conférence de presse, Tom Enders, le président exécutif d’Airbus, dont le second mandat ne sera pas renouvelé en avril 2019, a déclaré que cette décision appartenait au conseil d’Airbus, alors que Le Figaro évoque notamment le nom de l’ex-patron d’Air France-KLM Alexandre de Juniac.

Le groupe a réaffirmé son objectif annoncé il y a un mois de livrer quelque 800 avions en 2018 — contre 718 l’an dernier — sous réserve toutefois « que les motoristes respectent leurs engagements ».