Boeing veut analyser le jugement avant de riposter

Le chef de la direction de Boeing, Dennis Muilenburg, a expliqué, mercredi au cours d’une conférence téléphonique, qu’il voulait d’abord comprendre pourquoi l’organisme américain avait estimé que la CSeries ne portait pas préjudice à l’avionneur américain.
Photo: Tim Vizer Associated Press Le chef de la direction de Boeing, Dennis Muilenburg, a expliqué, mercredi au cours d’une conférence téléphonique, qu’il voulait d’abord comprendre pourquoi l’organisme américain avait estimé que la CSeries ne portait pas préjudice à l’avionneur américain.

Boeing veut analyser les motifs qui ont incité la Commission américaine sur le commerce international (USITC) à trancher en faveur de Bombardier dans le dossier de la CSeries avant d’évaluer ses options — dont le dépôt d’une nouvelle plainte.

Son chef de la direction, Dennis Muilenburg, a expliqué, mercredi au cours d’une conférence téléphonique, qu’il voulait d’abord comprendre pourquoi l’organisme américain avait estimé que la CSeries ne portait pas préjudice à l’avionneur américain. La décision rendue vendredi dernier par les quatre commissaires de l’USITC a éliminé les droits compensateurs et antidumping de 292,21 % préalablement déterminés par le département du Commerce.

Quant à savoir si le géant américain pourrait revenir à la charge avec une autre plainte si Bombardier décroche une commande pour son CS300 — le plus gros appareil de la gamme CSeries —, il s’est contenté de dire que la décision du département du Commerce à l’égard des pratiques commerciales de son rival québécois tenait toujours. Entre-temps, Boeing a confirmé qu’il convoitait toujours la brésilienne Embraer, dont la gamme d’appareils E-Jets est mieux outillée pour rivaliser avec la CSeries. M. Muilenburg a vanté les mérites d’une éventuelle combinaison entre les deux avionneurs, tout en concédant que le gouvernement brésilien avait des préoccupations dans ce dossier.

Au quatrième trimestre, Boeing a affiché un bénéfice de 3,13 milliards $US, ou 5,18 $US par action. Le profit ajusté par action s’est établi à 4,80 $US, alors que les revenus trimestriels ont été de 25,37 milliards.