Tests sur des singes et des humains: Volkswagen suspend un haut dirigeant

Le numéro un mondial de l’automobile a suspendu son lobbyiste en chef, Thomas Steg, pour le rôle qu’il a joué, de son propre aveu, dans l’organisation des tests.
Photo: Markus Schreiber Archives Associated Press Le numéro un mondial de l’automobile a suspendu son lobbyiste en chef, Thomas Steg, pour le rôle qu’il a joué, de son propre aveu, dans l’organisation des tests.

Volkswagen a suspendu mardi un de ses dirigeants de ses fonctions après la révélation de tests sur des singes et des humains dans le secteur automobile allemand, première conséquence de ce scandale qui « choque » l’UE.

Le numéro un mondial de l’automobile a suspendu son lobbyiste en chef, Thomas Steg, pour le rôle qu’il a joué, de son propre aveu, dans l’organisation des tests d’émissions polluantes sur des singes visant à prouver l’innocuité du diesel.

Il y a des choses qui ne se font tout simplement pas. [...] Toutes les conséquences nécessaires [devront être] tirées.

Il « est libéré de ses responsabilités jusqu’à ce que la lumière soit faite sur les événements », a indiqué le groupe.

M. Steg, qui avait la charge des relations publiques et institutionnelles du groupe automobile, a admis le même jour dans le quotidien Bild avoir été informé des essais destinés à étudier les effets de la pollution des moteurs diesel Volkswagen, truqués à l’époque pour paraître moins polluants.

Le premier pan de ce scandale, dévoilé par le New York Times, porte sur des tests menés aux États-Unis sur dix singes en 2014.

La presse allemande a enfoncé le clou lundi en détaillant d’autres tests, cette fois en Allemagne et sur des êtres humains. Un institut hospitalier d’Aix-la-Chapelle, mandaté par l’EUGT, a ainsi fait inhaler en 2013 et 2014 du dioxyde d’azote (NO2) à 25 personnes volontaires en bonne santé, à des concentrations variées.

Aux Pays-Bas, le quotidien de référence de la presse scientifique, NRC, a cherché à minimiser la polémique. Il a affirmé mardi que ce genre d’expérimentations, sur des animaux comme sur des humains, existent « depuis des années déjà » dans le pays, qualifiant le scandale de « tempête dans un verre d’eau ».

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