Québec veut accorder des baisses d’impôt aux PME

Le premier ministre Philippe Couillard a précisé que son budget ne prévoit pas de réduire davantage les impôts des particuliers, car de «gros efforts» ont déjà été faits à ce chapitre.
Photo: Jacques Boissinot La Presse canadienne Le premier ministre Philippe Couillard a précisé que son budget ne prévoit pas de réduire davantage les impôts des particuliers, car de «gros efforts» ont déjà été faits à ce chapitre.

Le gouvernement Couillard prévoit d’accorder des baisses d’impôt aux petites et moyennes entreprises dans son prochain budget.

Celles-ci sont actuellement sous pression en raison, entre autres, des nouvelles dispositions pour les retraites et de l’augmentation du salaire minimum, a signalé le premier ministre Philippe Couillard en entrevue, jeudi, dans un chic hôtel de Shanghai, où il dirige une mission économique.

Le premier ministre a ouvert son jeu lors d’une discussion qui portait sur la session parlementaire qui s’amorce début février et le prochain budget. « Je pense que si quelqu’un gageait sur un effort fiscal pour les entreprises, notamment nos PME, probablement qu’il aurait une bonne chance de gagner sa gageure », a-t-il déclaré.

Sans dévoiler les détails, M. Couillard a précisé que le budget, le cinquième de son gouvernement, serait « prudent ». « On maintient notre position de responsabilité fiscale et financière », a-t-il dit. Québec ne prévoit donc pas de réduire davantage les impôts des particuliers, car de « gros efforts » ont déjà été faits à ce chapitre. Par exemple, a-t-il affirmé, une famille de quatre avec un revenu annuel de 90 000 $ a déjà reçu une baisse d’impôt de 1000 $ et recevra bientôt un chèque du gouvernement qui l’aidera à payer les fournitures scolaires des enfants.

Le présent gouvernement a déjà abaissé le taux d’imposition de certaines entreprises, mais pas de celles oeuvrant dans les secteurs du commerce au détail, de l’hôtellerie et de la restauration.

Jeudi, la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI) a accueilli avec joie les propos du premier ministre. « C’est encourageant […], car nous souhaitons vivement que 2018 soit l’année de la classe moyenne des entreprises que sont les PME », a affirmé la vice-présidente de la FCEI, Martine Hébert, en ajoutant que c’est au Québec que le fardeau fiscal est le plus lourd sur les PME. « Avec notamment la réforme fiscale américaine et l’incertitude qui plane autour de l’Accord de libre-échange nord-américain [ALENA], il est plus que jamais crucial d’assurer que nos entreprises vont demeurer compétitives », a-t-elle renchéri.