General Electric clôture l'année 2017 par une lourde perte

La perte nette de l’entreprise est de 6,2 milliards sur l’ensemble de l’année.
Photo: John Mincillo Associated Press La perte nette de l’entreprise est de 6,2 milliards sur l’ensemble de l’année.

General Electric (GE) a clôturé mercredi une année 2017 tumultueuse par une lourde perte due à de grosses charges et à des difficultés continues dans sa division Énergie comprenant le fleuron français Alstom, mais le conglomérat industriel américain s’est montré quelque peu optimiste pour 2018.

Le cofabricant du moteur d’avion de nouvelle génération Leap a surpris les marchés en affirmant avoir fait des « progrès » dans sa transformation et observé une « amélioration » de sa trésorerie. « Le [niveau de la] trésorerie était au-dessus de nos attentes […] elle est en train de s’améliorer », a notamment déclaré le p.-d.g. John Flannery. Ces déclarations sont de nature à apaiser les craintes sur la rémunération prochaine des actionnaires, après que GE eut divisé par deux son dividende en novembre, une première depuis la crise financière.

Joignant les actes aux paroles, GE dit tabler sur un bénéfice par action ajusté, qui fait référence en Amérique du Nord pour ce qui est de la rentabilité, compris entre 1 et 1,07 $US en 2018.

En attendant, GE a terminé l’année 2017 dans le rouge. La perte nette est de 9,83 milliards de dollars au quatrième trimestre 2017, et de 6,2 milliards sur l’ensemble de l’année. L’entreprise avait dégagé un bénéfice net de 3,5 milliards au quatrième trimestre 2016 et de 8,2 milliards pour l’ensemble de l’exercice. De fait, le chiffre d’affaires de GE a diminué de 1 % à 122,1 milliards de dollars en 2017 et la marge d’exploitation s’est réduite de 5,7 points à 5,7 %.

Au total, la perte est liée à une charge déjà annoncée de 11 milliards de dollars due à la réforme fiscale aux États-Unis et à une dépréciation des actifs dans l’assurance, mais aussi à une baisse des revenus et des commandes du pôle matériel électrique. La Securities and Exchange Commission, le gendarme boursier américain, a ouvert une enquête sur la partie de cette charge liée spécifiquement au segment assurance — soit 6,2 milliards de dollars — plus du double du montant prévu en 2017, a fait savoir mercredi la directrice financière Jamie Miller.

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