Litige avec Boeing: une demande de Bombardier est rejetée

L’avionneur québécois faisait valoir que la portée de l’avion E190-E2 d’Embraer lui permet d’être considéré comme un concurrent à la CSeries.
Photo: Ryan Remiorz La Presse canadienne L’avionneur québécois faisait valoir que la portée de l’avion E190-E2 d’Embraer lui permet d’être considéré comme un concurrent à la CSeries.

Bombardier a échoué dans sa tentative visant à convaincre la Commission internationale du commerce des États-Unis (USITC) d’inclure de nouvelles informations concernant Embraer à son litige commercial avec Boeing à propos de la CSeries.

L’avionneur québécois faisait valoir que la portée de l’avion E190-E2 d’Embraer atteint désormais 2900 miles nautiques, ce qui lui permet d’être considéré comme un concurrent dans le segment des appareils de 100 à 150 places. « Nous sommes déçus parce que nous estimions qu’il s’agissait d’une information importante pour l’enquête », a indiqué mercredi un porte-parole de Bombardier, Simon Letendre, qui ignorait dans l’immédiat les raisons ayant incité la USITC à rejeter la requête déposée la veille.

Dans sa plainte contre Bombardier, Boeing faisait valoir que les avions dont la distance franchissable est inférieure à 2900 miles nautiques n’étaient pas considérés comme des concurrents directs à la CSeries ou à la gamme 737 de Boeing. Or, Bombardier a cité auprès de la USITC un article publié vendredi dernier — la date limite pour soumettre de nouvelles informations — dans lequel Embraer soulignait que la portée de son avion E190-E2 pourrait atteindre 2900 milles nautiques, plutôt que les 2850 initialement estimés, étant donné que l’appareil consomme moins de carburant.

En vertu de sa décision rendue mercredi, l’organisme américain ne tiendra pas compte de nouveaux documents pour déterminer si les droits compensatoires et antidumping finaux de 292,21 % réclamés par le département du Commerce seront appliqués sur la CSeries. Bombardier devra patienter jusqu’à vendredi avant de connaître le verdict de la USITC, qui a décidé de repousser d’une journée, à vendredi après-midi, la tenue du vote, citant la paralysie partielle du gouvernement fédéral.