Aluminerie de Bécancour: les négos sont au point mort

Une seule ligne de production sur trois serait en activité.
Photo: iStock Une seule ligne de production sur trois serait en activité.

Une semaine après que les 1030 travailleurs de l’Aluminerie de Bécancour (ABI) eurent été mis en lockout, les négociations sont au point mort.

Le lockout avait été décrété par la direction d’ABI jeudi dernier à 3 h du matin, après que les travailleurs eurent rejeté les dernières offres patronales. La direction avait alors fait savoir qu’elle continuerait d’exploiter son usine de Bécancour, mais avec des cadres. Et une seule ligne de production sur trois serait en activité.

Au cours d’une entrevue, mercredi, le président de la section locale 9700 du Syndicat des Métallos, affilié à la FTQ, Clément Masse, a rapporté que les négociations n’avaient pas du tout avancé. « Avec l’employeur, non, c’est au point mort. » Dès après le déclenchement du lockout, jeudi dernier, le médiateur avait convoqué les parties à midi. Mais cela n’a rien donné, conclut M. Masse.

« Nous, on est ouvert. On est prêt à s’asseoir et à aller négocier n’importe quand. On pense qu’on a des pistes de solution », a affirmé le dirigeant syndical. Le moral de ses membres est bon malgré tout, assure-t-il. « Ça va bien. C’est sûr qu’au début, il y a eu le choc de départ. Les gens sont en train d’ajuster leur affaire financièrement. Les gens ont été surpris de la rapidité avec laquelle l’employeur nous a mis en lockout. Présentement, on travaille à ajuster la logistique du conflit au niveau des secours de grève et des horaires de piquetage », a-t-il rapporté.

Vendredi dernier, la direction a obtenu une injonction provisoire de la Cour supérieure pour limiter le nombre de piqueteurs aux abords de l’usine. Celle-ci est en vigueur jusqu’au 22 janvier à 17 h. Il est donc interdit au syndicat d’avoir plus de quinze piqueteurs devant les endroits cités dans le jugement. Il est aussi demandé de « s’abstenir de faire ou de participer à toute forme d’occupation, de piquetage, de violence, de vandalisme, de manifestation ou d’obstruction à l’intérieur de l’usine » de Bécancour. Les points en litige portent sur le régime de retraite et le respect de l’ancienneté dans les mouvements de main-d’oeuvre, lorsque des postes deviennent vacants.

Jointe par courriel, la direction de l’entreprise n’a pas émis de commentaires.