Salaire minimum: Kathleen Wynne fustige Tim Hortons

La première ministre de l’Ontario, Kathleen Wynne, exhorte Tim Hortons à s’en prendre à elle plutôt qu’aux employés.
Photo: Chris Young La Presse canadienne La première ministre de l’Ontario, Kathleen Wynne, exhorte Tim Hortons à s’en prendre à elle plutôt qu’aux employés.

Toronto — La première ministre de l’Ontario accuse les enfants des cofondateurs de Tim Hortons d’intimider des employés ontariens de la chaîne de restaurants en diminuant leurs avantages sociaux face à l’augmentation du salaire minimum dans la province.

Jeri Horton-Joyce et Ron Joyce Jr. ont écrit une lettre aux employés de leurs deux restaurants Tim Hortons de Cobourg, en Ontario, affirmant que ceux qui souhaitent encore bénéficier du régime d’assurance dentaire et d’autres prestations de santé devraient payer eux-mêmes une portion des coûts du programme. De plus, les employés ne pourront plus avoir de pauses rémunérées, ajoute la lettre écrite en décembre 2017.

La première ministre Kathleen Wynne a demandé jeudi aux propriétaires de s’en prendre à elle plutôt que de pénaliser leurs employés pour une politique qui a été adoptée par son gouvernement.

Conformité avec la loi

Bien que les changements annoncés dans la lettre n’enfreignent pas la Loi sur les normes d’emploi de l’Ontario, Mme Wynne exhorte les propriétaires à reculer.

Les coupes dans les prestations et la rémunération dans ces deux restaurants, qui sont entrées en vigueur le 1er janvier, suivent la montée du salaire minimum en Ontario, qui est passé de 11,60 $ à 14 $ l’heure au début de l’année. Les propriétaires ont aussi écrit que les changements avaient été décidés en prévision d’une autre hausse d’un dollar du salaire minimum au début de 2019.

« Nous nous excusons pour ces changements », indique la lettre, relayée sur les médias sociaux. Les deux dirigeants ajoutent qu’ils pourraient rétablir certaines ou l’ensemble des prestations retirées quand ils auront un portrait plus précis des coûts futurs reliés à la décision du gouvernement de l’Ontario.

Un porte-parole de Tim Hortons a refusé de commenter la lettre, mais a précisé que les franchisés étaient responsables de gérer leurs employés, tout en respectant les lois et les règles en vigueur.

7 commentaires
  • Gilles Théberge - Abonné 5 janvier 2018 10 h 24

    2.40 l’heure?

    C’est sûr et certain que ça va mettre les descendants de Tim en mauvaise position. Pauvres eux, ils vont devoir réduire leur train de vie...

    Mais qu’est-ce que vous voulez, quand on est esclaves et qu’on accepte ça, à un moment donné, on en arrive à aimer nos chaînes.

    Une suggestion de lecture aux employés de Tim, du moins ceux qui sont capables de lire en français, « le discours de la servitude volontaire » de La Boétie.

    • Marguerite Paradis - Inscrite 5 janvier 2018 12 h 04

      « Pauvres eux », ils-elles peuvent toujours manger gratos dans leurs TIM ;)

      Je vous trouve bien dur à l'égard des travailleurEs, le bas de la chaine alimentaire...
      La lecture de La Boétie est une bonne idée, j'ajouterais Désobéir de Frédéric Gros.

      Nous votons pour des représentantEs, alors qu'ils-elles fassent aussi leur job pour le Bien commun.
      M.P.

  • Daniel Tétreault - Abonné 5 janvier 2018 10 h 31

    Bravo Madame Wynne!

    Bravo Madame Wynne! Pour une fois qu'une personne au poste de premier ministre se tient debout face à une grande entreprise qui n'a aucun respect pour ses employés, ça mérite d'être souligné.

    Daniel

    • Louise Collette - Abonnée 5 janvier 2018 17 h 26

      Tout à fait d'accord, on ne voit pas ça souvent.

    • Maryse Veilleux - Abonnée 5 janvier 2018 18 h 33

      Oui, on est loin de cette fierté avec Mr. Couillard!

  • Raynald Rouette - Abonné 5 janvier 2018 12 h 11

    Les gouvernements à la merci des multinationales?


    La réponse est évidemment «OUI»!

    La ploutocratie domine toutes les sphères de l'économie mondiale.

    Tout passe par la U.S. INCORPORATED, selon Pierre Vadeboncoeur 1920-2010.

    Il faut lire son texte paru dans L'Action nationale, septembre 2003. Un texte criant, plus que jamais, d'actualité, de réalisme et de vérité. Un vrai expert des U.S.A.