Air Canada accroît ses liens avec Air China

Air Canada propose actuellement à ses clients des vols à code multiple exploités par Air China entre Pékin et six villes régionales chinoises, ainsi que sur les lignes Montréal-Pékin et Vancouver-Pékin.
Photo: Graham Hughes La Presse canadienne Air Canada propose actuellement à ses clients des vols à code multiple exploités par Air China entre Pékin et six villes régionales chinoises, ainsi que sur les lignes Montréal-Pékin et Vancouver-Pékin.

Air Canada pousse plus à fond son partenariat avec Air China. Ce rapprochement impliquant un échange de codes plus étendu sur les réseaux de chacun s’insère dans le cadre d’un projet plus vaste de coentreprise que les deux membres de l’Alliance Star tentent de parachever.

« Air China et Air Canada ont établi les bases d’une étroite coopération. Les deux parties renforceront leur coopération sur l’exploitation à code multiple, l’accès aux salons et les programmes de fidélisation, et déploieront plus d’efforts pour le projet de coentreprise », a résumé Said Zhiyong Song, président d’Air China.

Plus en détail, l’élargissement des services d’exploitation à code multiple attendu dès avril prochain prévoit que le transporteur national chinois ajoutera son code sur le nouveau vol quotidien Montréal-Shanghai d’Air Canada ainsi que sur les vols d’Air Canada à destination de quatre villes de l’Ouest canadien au départ de Vancouver.

De son côté, Air Canada ajoutera son code sur les vols d’Air China à destination de quatre aéroports régionaux chinois au départ de Pékin et sur le vol d’Air China entre Montréal et La Havane. Air Canada a déjà son code sur le vol Montréal-Pékin exploité par Air China et inauguré en septembre 2015.

« Air Canada et Air China ont travaillé dur ces dernières années pour ouvrir de nouvelles lignes entre le Canada et la Chine. Le marché des voyages aériens [entre ces deux pays] a d’ailleurs affiché une croissance annuelle moyenne frôlant les 14 % depuis six ans, et la tendance devrait se maintenir selon l’IATA, l’organisation commerciale qui représente les transporteurs », a souligné Calin Rovinescu.

Le président et chef de la direction d’Air Canada ajoute que « nous nous efforçons actuellement de parachever notre entente de coentreprise définitive ».

Air Canada propose actuellement à ses clients des vols à code multiple exploités par Air China entre Pékin et six villes régionales chinoises, ainsi que sur les lignes Montréal-Pékin et Vancouver-Pékin. Pour sa part, Air China vend à ses clients des vols à code multiple exploités par Air Canada entre Vancouver et Calgary, Edmonton, Toronto, Montréal, Ottawa et Winnipeg, ainsi qu’entre Montréal et Ottawa, Toronto et Winnipeg, mais aussi au départ de Vancouver et de Toronto à destination de Pékin et de Shanghai.

Cette grande intimité découle de l’engagement bilatéral annoncé en novembre 2014 entre les gouvernements du Canada et de la Chine. Les deux transporteurs profitaient de l’occasion pour annoncer la conclusion d‘un protocole d’entente « énonçant les principes fondamentaux d’une vaste coentreprise de partage des recettes ». Cette coentreprise se veut ambitieuse, devant également permettre une collaboration plus étroite dans les secteurs de la vente, du marketing et de l’exploitation aéroportuaire. Pour y parvenir, plusieurs étapes réglementaires devaient être franchies.

Les deux transporteurs insistaient alors sur « l’importance d’une collaboration profonde dans l’établissement des horaires et la gestion des ventes, et d’une expansion de l’accord d’exploitation à code multiple à d’autres aéroports des réseaux intérieurs des deux transporteurs ».

Car, en règle générale, le partage de code permet à une compagnie aérienne d’exploiter un vol dont les places sont également commercialisées par un autre transporteur. Ces partenariats visent ultimement à mettre en relation les réseaux de chacun avec une réservation unique sous le code du transporteur jusqu’à la destination finale. Le réseau Star compte 27 compagnies membres. Ces ententes commerciales se limitent généralement aux villes portes et aux plaques tournantes de chacun, rarement débordent-elles sur leurs réseaux intérieurs.