Le taux de chômage à son plus bas depuis presque 17 ans aux États-Unis

Les créations nettes d’emplois ont grimpé de 261 000 aux États-Unis. 
Photo: Drew Angerer Getty Images Agence France-Presse Les créations nettes d’emplois ont grimpé de 261 000 aux États-Unis. 

Washington — Le taux de chômage aux États-Unis est tombé au plus bas depuis presque 17 ans en octobre, à la faveur d’un rebond des créations d’emplois après le coût d’arrêt provoqué par les ouragans en septembre, a indiqué le département du Travail vendredi.

Le taux de sans-emploi s’est établi à 4,1 %, contre 4,2 % le mois d’avant. C’est son plus bas niveau depuis décembre 2000, où il était descendu à 3,9 %. Les créations nettes d’emplois ont grimpé de 261 000, selon les chiffres officiels du ministère. C’est un peu moins que ne l’escomptaient les analystes, qui misaient sur 300 000 nouvelles embauches. Ils prévoyaient toutefois une légère hausse du taux de chômage à 4,3 %.

4,3 %
Taux de chômage aux États-Unis au mois d’octobre

Le ministère a révisé les chiffres de septembre, qui ont souffert de l’impact des ouragans Harvey et Irma dans le sud du pays.

Autre déception, la rémunération horaire moyenne a calé. Elle s’établit à 26,53 $US, en hausse de seulement 2,4 % sur l’année, à peine au-dessus de l’inflation mesurée par l’indice CPI pour la population urbaine, qui s’est établie à 2,2 %, souligne le ministère.

Ce rapport mensuel sur l’emploi conforte les déclarations de la Réserve fédérale mercredi, selon lesquelles « le marché de l’emploi a continué à se renforcer ». Il ne devrait pas modifier les anticipations du marché au sujet de la politique monétaire de la Fed, avec une hausse de taux attendue en décembre, la troisième de l’année. La faiblesse de la croissance des salaires pourrait néanmoins être un motif d’inquiétude pour la banque centrale, lit-on dans le texte de l’agence Reuters.

La faible croissance des salaires conforte le scénario d’une inflation qui restera inférieure à l’objectif de 2 % de la Fed et pourrait renforcer les craintes d’un ralentissement des dépenses des ménages.

Les économistes continuent néanmoins de penser que la croissance des salaires va s’accélérer avec un marché du travail quasiment en situation de plein-emploi. L’économie américaine a enregistré un taux de croissance de 3 % en rythme annualisé au troisième trimestre.