Baisse légère des tarifs sur le bois d’oeuvre

Le département américain du Commerce établit à 20,83% le total des droits compensateurs et antidumping, en baisse par rapport aux tarifs préliminaires combinés de 26,75% décrétés plus tôt cette année.
Photo: Darryl Dyck La Presse canadienne Le département américain du Commerce établit à 20,83% le total des droits compensateurs et antidumping, en baisse par rapport aux tarifs préliminaires combinés de 26,75% décrétés plus tôt cette année.

L’industrie canadienne du bois d’oeuvre n’aura qu’un léger répit. Washington n’abaisse que légèrement les tarifs punitifs imposés à la frontière.

Dans sa décision définitive rendue jeudi, le département américain du Commerce établit à 20,83 % le total des droits compensateurs et antidumping, en baisse par rapport aux tarifs préliminaires combinés de 26,75 % décrétés plus tôt cette année.

Selon le secrétaire au Commerce, Wilbur Ross, cette révision découle de l’incapacité d’Ottawa et de Washington à conclure une entente à long terme visant à mettre fin à l’actuel conflit sur le bois d’oeuvre. Le gouvernement Trudeau a rapidement répliqué en affirmant qu’il allait continuer à défendre l’industrie forestière contre les mesures protectionnistes. Ottawa a également exhorté Washington à annuler les droits punitifs en rappelant que toutes les options, dont des démarches judiciaires en vertu de l’Accord de libre-échange nord-américain et de l’Organisation mondiale du commerce, étaient étudiées.

Même si l’abolition complète des taxes à la frontière eût été le scénario idéal, le président du Conseil de l’industrie forestière du Québec, Denis Lebel, n’a pas été surpris par les orientations du gouvernement Trump. « Les taux ne provoquent pas un vacarme comme celui survenu dans la décision rendue contre Bombardier, a expliqué l’ex-politicien, au cours d’une entrevue téléphonique. Ce n’est pas un choc qui met en péril l’avenir de l’industrie forestière québécoise. »

Celui-ci a rappelé que la baisse de production survenue en Colombie-Britannique, provoquée par les incendies de forêt, et la cadence des mises en chantier aux États-Unis contribuaient à l’augmentation des prix du bois d’oeuvre, ce qui permet aux scieries de garder la tête hors de l’eau. Jusqu’à présent, l’enveloppe de 300 millions prévue pour financer entre autres des garanties de prêt n’a pas encore été mise à contribution. En date du 31 octobre, Investissement Québec avait reçu une vingtaine de dossiers, a indiqué le ministère de l’Économie, ajoutant qu’il s’agissait davantage de sollicitations destinées à des projets d’investissement plutôt que des demandes d’aide.

La Commission du commerce international des États-Unis a maintenant 45 jours pour déterminer si les exportations canadiennes de bois d’oeuvre au sud de la frontière ont causé un préjudice à l’industrie américaine.