Les actions de CRCD sursouscrites

Le complexe Desjardins
Photo: Michaël Monnier Le Devoir Le complexe Desjardins

Capital régional et coopératif Desjardins (CRCD) a fait plus que le plein pour sa campagne 2017. L’excédent de souscriptions atteint les 26,7 millions.

Ainsi, plus de 161,6 millions de dollars en actions ont été enregistrés au cours de la période de présouscription terminée le 25 septembre. Au total, 55 306 investisseurs québécois ont manifesté leur intérêt, pour une moyenne de 2923 $ par actionnaire.

La demande d’actions dépasse donc de 26,7 millions le plafond de 135 millions autorisé en 2017. L’an dernier, le dépassement atteignait 9,4 millions sur un plafond également de 135 millions. Le gouvernement du Québec a fixé le taux du crédit d’impôt provincial à 40 % et le montant annuel maximal de souscription est établi à 3000 $ par personne.

Pour la prochaine étape, « conformément au prospectus d’émission approuvé par l’Autorité des marchés financiers, une sélection aléatoire a donc eu lieu ce matin parmi les investisseurs ayant rempli le formulaire Web sécurisé afin de déterminer ceux qui pourront se procurer des actions ». Les 46 154 investisseurs ainsi sélectionnés se verront offrir un rendez-vous par la caisse entre le 10 octobre et le 24 novembre pour formaliser la demande de souscription et vérifier la convenance du produit par rapport à leur situation. « Advenant des désistements parmi les investisseurs sélectionnés, les prochains investisseurs figurant sur la liste aléatoire établie aujourd’hui seront à leur tour contactés à compter du 4 décembre jusqu’à l’épuisement complet du montant autorisé de l’émission », poursuit CRCD.

CRCD compte quelque 101 000 actionnaires. L’institution appuie la croissance de plus de 430 entreprises, coopératives et fonds, contribuant au maintien et à la création de plus de 68 800 emplois, peut-on lire. À la fin de 2016, elle coiffait un actif net de 1,79 milliard. Au 31 décembre 2016, la valeur de son action se chiffrait à 13,26 $ en hausse de 5,2 % sur un an. Sur sept ans, soit la période de détention minimale obligatoire, le rendement annuel composé a été de 4,5 %.