L’association des franchisés mécontents de Tim Hortons accusée

L’association des franchisés mécontents a pris forme en mars, alors que plusieurs de ses membres se plaignaient des décisions prises par la société mère pour soutirer plus de profits des mains de ses franchisés.
Photo: iStock L’association des franchisés mécontents a pris forme en mars, alors que plusieurs de ses membres se plaignaient des décisions prises par la société mère pour soutirer plus de profits des mains de ses franchisés.

Toronto — Un groupe représentant des franchisés mécontents de la chaîne de cafés Tim Hortons a indiqué vendredi que ses membres du conseil d’administration avaient été accusés par l’entreprise d’avoir aidé à ébruiter de l’information confidentielle.

Selon la Great White North Franchisee Association, ses membres du conseil ont reçu des avis de défaut. Dans une lettre à l’entreprise affichée sur le site Web de l’association, son président, David Hughes, a rejeté les allégations et accuse plutôt la société de tenter de faire de l’intimidation et d’interférer avec ses droits. « Nous n’avons pas d’information sur la façon dont le Globe and Mail a pu obtenir toute information confidentielle, dans l’éventualité où il l’aurait fait », a-t-il écrit.

M. Hughes a en outre menacé d’entreprendre des actions en justice, puisque la société « interfère avec le droit des franchisés de s’associer, en plus de pénaliser, directement ou indirectement, et de menacer les franchisés qui ont choisi de s’associer ». Tim Hortons n’était pas immédiatement en mesure de commenter la situation.

L’association des franchisés mécontents a pris forme en mars, alors que plusieurs de ses membres se plaignaient des décisions prises par la société mère pour soutirer plus de profits des mains de ses franchisés. Un des franchisés de Tim Hortons a lancé, plus tôt cette année, une demande en action collective en accusant la société mère de la chaîne de cafés, Restaurant Brands International (RBI), d’utiliser de façon inappropriée l’argent d’un fonds national de publicité. Les allégations n’ont pas été prouvées en cour, et RBI a indiqué qu’elle les rejetait.