Les baisses de prix consenties sur les vins pèsent sur les profits

Les ventes de vins ont été de 516,7 millions, en hausse de 300 000$.
Photo: Olivier Zuida Le Devoir Les ventes de vins ont été de 516,7 millions, en hausse de 300 000$.

Les ventes de la Société des alcools du Québec (SAQ) ont grimpé au premier trimestre, mais les baisses de prix consenties sur quelque 1600 vins ont fait fléchir ses profits.

La société d’État a dévoilé vendredi un bénéfice net de 232,1 millions pour la période de trois mois terminée le 17 juin, en baisse de 3,1 % par rapport à la même période l’année dernière.

Lors du premier trimestre de l’exercice précédent, les réductions de prix n’étaient pas encore en vigueur, ce qui explique la baisse des profits. Sans ces baisses de prix, la SAQ affirme qu’elle aurait généré un bénéfice net en hausse.

La société d’État affirme qu’elle anticipait cette diminution du bénéfice net au premier trimestre. La SAQ prévoit néanmoins que ses profits seront en hausse pour l’exercice en cours.

De son côté, le chiffre d’affaires s’est établi à 698,8 millions, en hausse de 1,2 %. En volumes, les ventes ont augmenté de 4,7 %, à 46,8 millions de litres.

Les ventes de vins ont été de 516,7 millions, en hausse de 300 000 $, alors que celles de spiritueux ont grimpé de 5,8 %, à 161,9 millions. Les boissons panachées ont généré des recettes de 13,9 millions, en hausse de 800 000 $, mais un recul a été constaté du côté de la bière, des cidres et des produits complémentaires, qui ont affiché des ventes de 6,3 millions, en baisse de 400 000 $.

Pour leur part, les charges ont totalisé 123,6 millions au premier trimestre, en recul de 4,2 % d’une année à l’autre.

Le ratio des charges nettes par rapport aux ventes a reculé à 17,7 %, comparativement à 18,7 % au premier trimestre de l’exercice précédent. La rémunération du personnel — soit la principale catégorie de charge nette de la SAQ — a totalisé 86,9 millions, en recul de 2,5 %.

La baisse du prix des vins pèse sur les profits de la SAQ.

1 commentaire
  • Raymond Chalifoux - Inscrit 26 août 2017 08 h 11

    Tout va très bien madame la marquise

    Si les profits de la SAQ sont en baisse du fait que des rabais ont été consentis, alors on doit se réjouir et applaudir : mission accomplie : les résultats des opérations du monopole d’état ont profité aux Québécois. Mieux encore, ce fut sans passer par la chère lourdeur administrative de l’état québécois.

    (Ce qui analogiquement parlant rappelle le mode d’opération de Desjardins : je te charge plus cher mais en bout de piste je te refile un dividende; mais une fois payés tous mes frais – qui eux ont tendance à enfler quand les affaires sont prospères…)

    Dans le cas de la SAQ, ce qui semble dommage à vue de nez, c’est que considérant le spécimen de gouvernement que l’on a actuellement (Droite pas du tout modérée..) et qui a tant caviardé les programmes sociaux de tout acabit, ceux qui bénéficient le plus des remises de prix ne sont probablement pas ceux qui ont été le plus affectés par les « couillarderies leitaoiennes » des trois dernières années, (les moins nantis) qui eux, c’est chose sue, carburent aux vins les moins chers, soit les plus taxés en pourcentage. (Pas moyen de faire de bonnes affaires quand t’es pauvre, c’est connu et massivement démontré.)

    Alors vive SAQ Dépôt.

    (Ouais. Mais ça prend un char pour y aller et assez de budget pour acheter 12 bouteilles d'un coup... Fait que non, décidément, être pauvre n'est vraiment pas la bonne alternative...)