Résolu fait bien malgré les mesures punitives

Les sept scieries qui avaient récemment fait l’objet de réduction des heures de travail sont revenues à la normale.
Photo: Darren Calabrese La Presse canadienne Les sept scieries qui avaient récemment fait l’objet de réduction des heures de travail sont revenues à la normale.

En dépit des mesures punitives imposées sur les exportations canadiennes de bois d’oeuvre, Produits forestiers Résolu a fait état d’une amélioration de son bénéfice d’exploitation et des volumes expédiés dans le secteur des produits du bois au deuxième trimestre.

Résolu a aussi dit s’attendre à des résultats satisfaisants du côté du bois de sciage pour les deux prochains trimestres, étant donné la tendance à la hausse des mises en chantier aux États-Unis.

Le président et chef de la direction, Richard Garneau, a indiqué jeudi, lors d’un entretien, que les sept scieries qui avaient récemment fait l’objet de réduction des heures de travail étaient revenues à la normale et qu’il y avait suffisamment de billes de bois pour alimenter toutes les scieries. Il a dit croire que l’entreprise serait en mesure d’exploiter les scieries avec ses effectifs habituels dans les troisième et quatrième trimestres.

M. Garneau a dit avoir peu d’informations sur les négociations entre le Canada et les États-Unis sur le bois d’oeuvre, estimant qu’il est normal que le gouvernement fédéral attende d’avoir une entente de principe avant de consulter plus largement les acteurs comme Résolu. Le dirigeant a dit croire qu’Ottawa avait un dossier solide pour un accès sans restrictions du Québec et de l’Ontario au marché américain. Il s’appuie ainsi sur le régime forestier du Québec — un « miroir de celui de plusieurs États américains » avec ses mises aux enchères, selon lui — et sur la décision favorable d’un comité de l’Accord de libre-échange nord-américain (ALENA) sur les subventions en Ontario.

Tout de même, M. Garneau a affirmé qu’il y avait encore des points d’interrogation sur l’avenir de ses usines de papier glacé à Kénogami et à Dolbeau, au Saguenay–Lac-Saint-Jean.

En plus des droits compensatoires en vigueur depuis peu sur le bois d’oeuvre — qui s’élèvent à 12,82 % pour Résolu, un niveau inférieur à celui des producteurs de l’Ouest —, la compagnie forestière a versé plusieurs dizaines de millions de dollars depuis que le département américain du Commerce a imposé en 2015 une taxe de 17,87 % sur ses exportations de papier surcalandré au sud de la frontière. Sur une base annualisée, ces droits compensatoires représentent des dépenses de 25 millions $US.

Perte nette

Résolu a affiché jeudi une perte nette de 74 millions, soit 82 ¢ par action, pour le deuxième trimestre, par rapport à une perte nette de 42 millions, ou 47 ¢ par action, pour la période correspondante de 2016. M. Garneau a attribué cette perte accrue à la radiation des actifs de deux usines en Alabama et en Caroline du Sud, ainsi qu’à l’entretien annuel de trois usines à pâte kraft. Les ventes du trimestre ont atteint 858 millions, en baisse de 33 millions, ou 4 %.

Résolu a affiché une perte ajustée de 3 millions, ou 3 ¢ par action, comparativement à un bénéfice net ajusté de 2 millions, ou 2 ¢ par action, l’an dernier.