Cascades vend sa participation dans Boralex à la Caisse

Créée en 1995, l’entreprise Boralex est devenue l’un des grands joueurs de l’industrie de l’énergie renouvelable au Canada. 
Photo: iStock Créée en 1995, l’entreprise Boralex est devenue l’un des grands joueurs de l’industrie de l’énergie renouvelable au Canada. 

Cascades sort de Boralex 22 ans après l’avoir créée. Le spécialiste du papier recyclé vend sa participation restante de 17,3 % à la Caisse de dépôt et placement du Québec.

« Alors que Cascades était autrefois actionnaire majoritaire de Boralex, sa participation dans l’entreprise a été diluée au fil de la croissance de cette dernière pour atteindre 17,3 %. Au cours des derniers mois, la direction a entrepris une évaluation minutieuse des différentes alternatives par rapport à son investissement dans Boralex. À la suite de cette analyse, elle a fait le choix stratégique de monétiser son investissement et a choisi la Caisse pour réaliser cette importante transaction », peut-on lire dans le communiqué.

La Caisse versera 287,5 millions pour les actions détenues par Cascades. Elle pourra nommer deux représentants indépendants au conseil d’administration de Boralex et maintenir sa participation dans le cadre d’émissions d’actions futures, sous réserve de certaines exceptions usuelles. Cette transaction « renforce la position de la Caisse comme l’un des plus grands investisseurs privés dans le secteur de l’énergie éolienne en Amérique du Nord », a souligné l’institution. Les deux partenaires entendent également explorer des occasions d’affaires « relativement à des investissements dans des projets à être développés par Boralex, en ligne avec sa stratégie de croissance ».

En Bourse l’action de Boralex a terminé la séance à 22,37 $, en hausse de 1,06 $ ou de 5 %. Sa capitalisation boursière frôlait 1,7 milliard.

Cascades avait créé Boralex en 1995. Depuis, l’entreprise est devenue l’un des grands joueurs de l’industrie de l’énergie renouvelable au Canada et « le premier acteur indépendant de l’éolien terrestre en France », sans oublier une présence aux États-Unis. Elle s’active dans les énergies éolienne, hydroélectrique, thermique et solaire. Dans ses états financiers 2016, Boralex réitérait son objectif d’atteindre une puissance installée de 2000 MW d’ici la fin de 2020, soit un taux de croissance annuelle composée prévu de plus de 10 % et une progression de près de 50 % par rapport à sa base d’actif à la fin de 2016.

La Caisse de dépôt avait consolidé sa percée dans l’éolien en 2014 en prenant une participation de 24,7 % dans Invenergy Wind, troisième exploitant en importance de l’industrie aux États-Unis. Elle était déjà partenaire dans ses projets éoliens après avoir acquis, au début de 2013, une participation minoritaire dans un portefeuille de parcs d’Invenergy comprenant onze projets aux États-Unis et deux au Canada, dont Le Plateau, en Gaspésie. L’investissement était évalué à 500 millions $US. La Caisse ajoutait en avril 2014 un deuxième site québécois à son portefeuille en investissant 42 millions dans le parc des Moulins.

Quelques mois plus tôt, le gestionnaire engageait l’équivalent de 1,2 milliard en achetant la moitié de la participation de 50 % de Dong Energy dans le parc éolien en mer London Array 1, présenté comme étant le parc éolien en mer le plus important du monde.