Air France va pouvoir lancer une nouvelle compagnie à bas prix

Les salariés de l’entreprise ont accepté le lancement d’une compagnie à coûts réduits.
Photo: Kenzo Tribouillard Agence France-Presse Les salariés de l’entreprise ont accepté le lancement d’une compagnie à coûts réduits.

Paris — La compagnie aérienne Air France va pouvoir créer une compagnie à bas prix sur moyen et long-courrier après avoir reçu lundi le feu vert du principal syndicat français de pilotes.

Plus de 78 % des adhérents du Syndicat national des pilotes de ligne ont approuvé le projet, selon un communiqué du SNPL. L’assentiment des pilotes était indispensable pour qu’Air France puisse réaliser la nouvelle compagnie en interne.

Dans un communiqué, le p.-d.g. du groupe Air France-KLM Jean-Marc Janaillac a salué « l’esprit de responsabilité » des pilotes. « Cet accord est le résultat d’une négociation longue, qui a abouti à un compromis équilibré favorable aux intérêts de l’entreprise et de tous ses salariés », a-t-il estimé.

Le groupe aérien a prévu de lancer cette nouvelle compagnie dès l’automne sur moyen-courrier, puis à l’été 2018 sur long-courrier, avec l’objectif de maintenir les lignes actuellement déficitaires voire d’en ouvrir de nouvelles. Principal volet d’un nouveau plan stratégique baptisé « Trust Together », l’objectif de ce projet est de permettre au groupe tricolore de se relancer face à la concurrence de plus en plus vive des compagnies à bas prix et des compagnies du Golfe.

Du côté du groupe Air France (la compagnie historique, la filiale nationale Hop ! et la compagnie à bas prix Transavia), des mesures de compétitivité sont aussi prévues avec « une amélioration de l’efficacité économique globale de 40 millions d’euros ».

En échange de son feu vert à la nouvelle compagnie, le SNPL a obtenu que les vols « Boost » (nom provisoire) soient opérés par des pilotes d’Air France, avec des conditions de travail et de rémunération inchangées. Les hôtesses et stewards seront en revanche recrutés en externe, à un coût inférieur à celui d’Air France, et une partie du personnel au sol sera externalisé. La flotte sera limitée à dix-huit avions moyen-courriers et dix long-courriers, une concession aux syndicats qui redoutaient à terme un transfert d’activité depuis la compagnie historique Air France.

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