Le transfert du siège social d’Amaya à Toronto est approuvé

À l’occasion de l’assemblée générale annuelle, mercredi, Amaya a aussi signifié qu’elle a les yeux tournés sur l’Inde pour faire croître ses activités de poker en ligne.
Photo: Ryan Remiorz La Presse canadienne À l’occasion de l’assemblée générale annuelle, mercredi, Amaya a aussi signifié qu’elle a les yeux tournés sur l’Inde pour faire croître ses activités de poker en ligne.

Les actionnaires d’Amaya ont approuvé un changement de nom et un transfert des bureaux principaux de Montréal à Toronto.

L’entreprise deviendra The Stars Group en août, et son symbole à la Bourse de Toronto changera aussi. Le groupe ouvrira un siège social dans le centre-ville de Toronto en complément d’environ 300 personnes qui travaillent dans le développement des technologies à Richmond Hill, au nord de la ville. Un petit bureau des finances sera maintenu pour l’instant avec une quinzaine d’employés à Montréal, dans le quartier Griffintown.

À l’occasion de l’assemblée générale annuelle, mercredi, l’entreprise a aussi signifié qu’elle a les yeux tournés sur l’Inde pour faire croître ses activités de poker en ligne. Le chef de la direction, Rafi Ashkenazi, a affirmé aux journalistes que l’Inde représente un marché « excitant ». Le directeur de l’exploitation d’Amaya est en Inde actuellement dans le but de finaliser une structure qui doit permettre à l’entreprise de mener des activités avec un partenaire déjà enregistré, probablement plus tard cette année.

L’Inde est un marché attrayant puisque très populeux et surpassant les États-Unis en ce qui a trait à la pénétration des téléphones intelligents, a indiqué M. Ashkenazi. Le chef de la direction a affirmé qu’Amaya — propriétaire entre autres de PokerStars — espère pouvoir s’emparer d’au moins la moitié du marché de poker en ligne en Inde, lequel pourrait atteindre 150 millions $US d’ici quelques années. « C’est une économie florissante et nous voulons être de la partie à temps et s’assurer d’être, comme d’habitude, le leader du marché en ce qui a trait au poker », a affirmé M. Ashkenazi.

Le chef de la direction porte aussi son regard sur l’Asie dans son ensemble et sur les États-Unis. Le pari en ligne est populaire en Asie, mais forger la structure appropriée est la clé pour entrer dans un marché lucratif évalué à plusieurs milliards de dollars par année, a-t-il souligné.

Plusieurs initiatives politiques pourraient aussi ouvrir un jour la voie aux paris en ligne dans de grands États américains, tels que la Californie, New York, la Floride, la Pennsylvanie, le Michigan et l’Illinois. Le poker constitue un marché d’environ 2 milliards de dollars par année aux États-Unis. Les jeux de casino pourraient valoir dix fois plus pour l’industrie.

Amaya a connu une année difficile. Son fondateur, David Baazov, a démissionné après avoir fait l’objet de plusieurs accusations, notamment pour avoir influencé ou tenté d’influencer le cours du titre d’Amaya. L’entreprise s’est retirée d’un projet de fusion avec la société britannique William Hill et a fait l’objet d’une tentative abandonnée de privatisation par M. Baazov. M. Ashkenazi a affirmé que ces perturbations étaient chose du passé, ajoutant que le changement de nom n’était pas motivé par un ternissement de la marque.