Bombardier anticipe des questions

En plus de Bombardier, une cinquantaine d’entreprises québécoises seront présentes au Salon du Bourget qui s’ouvre dimanche à Paris.
Photo: François Mori Associated Press En plus de Bombardier, une cinquantaine d’entreprises québécoises seront présentes au Salon du Bourget qui s’ouvre dimanche à Paris.

Bombardier s’attend à ce que les plaintes commerciales de Boeing et du Brésil déposées contre la CSeries s’invitent au Salon du Bourget — le plus important salon aéronautique de l’année — qui s’ouvre dimanche, à Paris.

Questionné au cours d’une conférence téléphonique, mercredi, son président de la division des avions commerciaux, Fred Cromer, a répondu qu’il s’attendait à devoir répondre aux questions de clients potentiels sur le sujet. Il ne s’est pas formalisé du fait que les critiques de Boeing et du Brésil ont fait les manchettes à plus d’une reprise au cours des derniers mois. «Dans le passé, les clients ont déjà vu ces types de plaintes et je crois qu’ils préfèrent s’attarder à déterminer quel est l’avion qui répond le plus à leurs besoins, a expliqué M. Cromer. Je ne crois pas que cela va nous ralentir.»

M. Cromer n’a pas voulu dire si le constructeur d’avions et de trains comptait annoncer des commandes de CSeries — qui peut transporter de 100 à 150 passagers — la semaine prochaine. L’an dernier, Bombardier n’avait rien signé pour la CSeries lors du rendez-vous annuel qui se déroulait près de Londres, mais l’entreprise avait vu Air Canada confirmer une commande quelques jours plus tard.

Le plus récent client de la CSeries est le gouvernement de la Tanzanie, qui a commandé deux avions en décembre dernier. Cela a fait passer la taille du carnet de commandes fermes à 360 appareils.

Sans s’avancer sur le dénouement de la plainte de Boeing, M. Cromer a assuré que cette démarche n’allait pas inciter Bombardier à déployer moins d’efforts au sud de la frontière pour tenter de séduire de nouveaux clients. «Nous avons conçu (la CSeries) afin que l’avion génère de l’intérêt (partout dans le monde), incluant en Amérique du Nord et aux États-Unis», a-t-il affirmé.

Plutôt que présenter l’ensemble de sa gamme d’avions commerciaux et d’affaires au Bourget — comme cela a déjà été le cas dans le passé — Bombardier n’a envoyé qu’un CS300 livré à airBaltic et un Q400 de WestJet cette année.

En plus de Bombardier, une cinquantaine d’entreprises québécoises — comme le spécialiste des simulateurs et de la formation CAE — seront présentes au Bourget, tout comme Aéro Montréal, qui représente le secteur. La ministre québécoise de l’Économie, Dominique Anglade, profitera également de l’événement pour y effectuer une mission à caractère économique.

Des responsables fédéraux devraient par ailleurs profiter du Bourget pour s’asseoir avec des représentants de constructeurs d’avions de chasse en vue d’un éventuel appel d’offres en vue de remplacer définitivement les CF-18 vieillissants par 88 nouveaux chasseurs.

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