La vente de cannabis intéresse Couche-Tard

Les démarches de Couche-Tard visent à informer le gouvernement du Québec de sa volonté de faire partie du modèle de vente de cannabis qui sera privilégié.
Photo: Graham Hughes La Presse canadienne Les démarches de Couche-Tard visent à informer le gouvernement du Québec de sa volonté de faire partie du modèle de vente de cannabis qui sera privilégié.

Du pot dans votre dépanneur Couche-Tard ? L’entreprise souhaite vendre du cannabis dans ses magasins et a engagé une lobbyiste pour s’assurer d’une place dans le modèle de distribution qui sera retenu pour le Québec.

Une inscription récente au registre des lobbyistes du Québec au nom de la firme TACT Intelligence-conseil indique que les services de Marie-Ève Bédard ont été retenus pour une période d’un an, soit du 15 mai 2017 au 15 mai 2018. Sa rétribution sera de moins de 10 000 $, selon ce qui est déclaré au registre. Mme Bédard est l’ancienne directrice de cabinet d’Yves Bolduc, lorsqu’il était ministre de la Santé et des Services sociaux.

Les démarches de Couche-Tard visent à informer le gouvernement du Québec de sa volonté de faire partie du modèle de vente de cannabis qui sera privilégié et qui est actuellement à l’étude par le gouvernement, peut-on lire dans l’inscription. « Nous sommes convaincus [d’être] un partenaire idéal pour la mise en oeuvre d’un modèle de vente responsable pour les citoyens », a écrit dans un courriel Marie-Noëlle Cano, directrice principale, Communications globales, pour l’entreprise. « Alimentation Couche-Tard possède une expérience de longue date dans la vente de tabac et d’alcool, des produits interdits aux mineurs et soulevant des questions de santé publique. »

En juillet 2016, le grand patron du Groupe Jean Coutu, François Coutu, s’était dit ouvert à la vente de marijuana thérapeutique, mais affirmait à ce moment qu’il n’irait pas jusqu’à faire du lobbying auprès du gouvernement fédéral dans ce but.

3 commentaires
  • Martin Richard Mouvement Action Chômage Montréal - Abonné 14 juin 2017 06 h 41

    La morale de cette histoire: la mafia paye mieux ses pushers que les exploiteurs de l'entreprise privée. C'est Cavanna qui disait que le stade utlitme du capitalisme n'est plus l'impérialisme, mais la mafia. Ici, c'est le contraire...

  • Paul de Bellefeuille - Abonné 14 juin 2017 10 h 31

    Les produits vendus au dépanneur

    C'est bien connu, les produits vendus dans les dépanneurs ne sont pas particulièrement bons pour la santé. Cigarettes, chips et autre croustilles vendus à des prix exhorbitants. Couchetard sent la bonne affaire. Il ajoutera à son tableau de produits nocifs, le pot. Gros progrès...pour les profits de Couchetard et grand recul pour la santé publique.

  • Brigitte Garneau - Abonnée 14 juin 2017 15 h 20

    Le PRIVÉ n'est certainement pas une bonne idée!

    Il y a, me semble-t-il, toute une différence entre le fait de vendre de la gomme à mâcher, du lait, des cigarettes et du CANNABIS! Pourquoi ne pas faire comme avec l'alcool (SAQ)? On pourrait instaurer une SCQ (Société du Cannabis du Québec) avec des gens dûment formés et informés pour vendre ce type de produit. On ne sait même pas encore quel sera l'âge légal de consommation, 18 ou 21 ans? Tout à coup c'est 21 ans, est-ce dire que ce sera l'âge minimum pour pouvoir travailler au Couche-tard? Le sujet est beaucoup trop IMPORTANT pour être pris à la légère pour faire des BONNES AFFAIRES! Où iront les BÉNÉFICES? Dans un programme d'information et d'intervention ou dans les POCHES du GRAND PATRON de Couche-Tard? J'ai comme une petite idée de la réponse. Définitivement, CE N'EST PAS UNE BONNE IDÉE!