La sécurité domine l’ordre du jour des compagnies aériennes

Alexandre de Juniac, directeur general de l'Association internationale du transport aérien (IATA)
Photo: Cyril Zingaro / Keystone via Associated Press Alexandre de Juniac, directeur general de l'Association internationale du transport aérien (IATA)

Réunies à Cancún, les compagnies aériennes n’en avaient que pour la sécurité. Les attaques terroristes et les restrictions de voyage aux États-Unis concoctées par le président américain Donald Trump dominaient l’assemblée générale.

Pour Alexandre de Juniac, directeur général de l’Association internationale du transport aérien (IATA), l’attentat perpétré samedi soir à Londres pourrait avoir un effet dissuasif chez certains voyageurs. « Lors de précédents événements, à Bruxelles ou à Paris, le trafic a diminué en provenance de certaines régions du monde », a-t-il souligné dans une entrevue à l’agence Reuters.

Le nombre de voyageurs asiatiques avait sensiblement diminué l’an dernier après les attentats en Europe, et les touristes ont désormais tendance à privilégier les zones considérées comme les plus sûres, ajoute l’agence. « Je ne pense pas que les gens vont arrêter de voyager, mais ils vont commencer à se demander où aller », a renchéri le PDG de la compagnie finlandaise Finnair, Pekka Vauramo, qui dit avoir constaté une demande croissante pour les destinations d’Europe du Nord.

Les débats sur l’interdiction des ordinateurs en cabine aux États-Unis et sur les restrictions de voyages que Donald Trump voudrait imposer aux ressortissants de certains pays à majorité musulmane, comme il l’a redit après les attentats de Londres, ajoutent aux incertitudes qui pèsent sur le secteur, relèvent ses acteurs, peut-on lire.

Bénéfices en hausse

Par ailleurs, les compagnies aériennes ont relevé lundi leur prévision de bénéfice pour l’ensemble du secteur cette année, grâce à une économie mondiale qui enregistrerait son taux de croissance le plus élevé depuis six ans. Selon l’IATA, le secteur du transport aérien devrait dégager cette année un bénéfice de 31,4 milliards de dollars américains. La cible est en hausse par rapport à la prévision précédente d’un bénéfice cumulé de 29,8 milliards.